Deux nouvelles Ă©tudes publiĂ©es ce jeudi 8 janvier 2026, par lâInserm, confirment lâassociation entre une consommation plus Ă©levĂ©e dâaliments contenant des additifs conservateurs et une augmentation du risque de cancer et de diabĂšte de type 2. Foodwatch, avec la Ligue contre le cancer et Yuka dĂ©noncent depuis plusieurs annĂ©es des risques Ă©vitables pour la santĂ©. Foodwatch demande l'interdiction des nitrites dans la charcuterie et lâaspartame. (Photo : RB/www.imazpress.com)
Pour Audrey Morice, chargĂ©e de campagnes chez foodwatch : "Ces nouvelles Ă©tudes doivent provoquer un Ă©lectrochoc politique. Pour foodwatch, elles confirment lâurgence de sâattaquer Ă la malbouffe, Ă lâalimentation ultra-transformĂ©e, aux lobbies qui freinent toute rĂ©glementation contraignante et veulent vendre sans entrave leurs produits ultra-marketĂ©s et mauvais pour la santĂ©. Le manque de courage politique permet Ă lâindustrie de la malbouffe de nous gaver de conservateurs dont il est pourtant urgent de se dĂ©barrasser."
Selon les nouvelles Ă©tudes qui ont analysĂ© 17 conservateurs (sorbate de potassium, sulfites, nitrite de potassium, ascorbate de sodium, etc.), une consommation plus Ă©levĂ©e de plusieurs de ces additifs â ce quâon appelle aussi "lâeffet cocktail" - est associĂ©e Ă un risque plus Ă©levĂ© de cancer et de diabĂšte de type 2.
- Une pĂ©tition pour demander lâinterdiction des additifs nitrĂ©s-Â
Par exemple, le nitrite de sodium est associĂ© Ă une augmentation de 32 % du risque de cancer de la prostate. La pĂ©tition pour demander lâinterdiction de ces additifs nitrĂ©s de foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka a rassemblĂ© plus dâun demi-million de signatures.
Profitant du laisser-faire politique, lâindustrie continue dâinonder le marchĂ© de produits avec et sans nitrites (vendus plus chers) : "Une honte, alors quâelle sait trĂšs bien sâen passer", souligne foodwatch.
On sait que des travaux de lâInserm ont appuyĂ© la classification de lâaspartame comme cancĂ©rogĂšne possible en 2023 par le Centre international de recherche sur le cancer, rattachĂ© Ă lâOrganisation mondiale de la santĂ© . L'Ă©dulcorant est non seulement associĂ© Ă des risques accrus de cancer, mais aussi Ă une incidence plus Ă©levĂ©e de diabĂšte de type 2, d'accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux ischĂ©miques avec des indices de neurotoxicitĂ© possible et de lĂ©sions du microbiote intestinal.
- L'aspartame : une menace majeure pour la santĂ© publique -Â
Plus de 350.000 EuropĂ©en·es exigent lâinterdiction de lâaspartame. Mais les dĂ©cisions se font lĂ aussi attendre.
Foodwatch rappelle que ces additifs artificiels sont particuliĂšrement utilisĂ©s par lâindustrie agroalimentaire dans les aliments ultra-transformĂ©s et au cĆur de nombreuses controverses scientifiques.
Une sĂ©rie dâĂ©tudes publiĂ©es dans la revue scientifique mĂ©dicale "The Lancet" en novembre 2025 qualifie lâaugmentation mondiale de la consommation de ces produits comme âune menace majeure pour la santĂ© publique.
Les chercheurs plaident en faveur d'une augmentation des taxes nutritionnelles et d'un meilleur étiquetage, par exemple en ajoutant des marqueurs indiquant qu'il s'agit d'aliments ultra-transformés. Ils souhaitent en particulier davantage d'interdictions concernant le marketing destiné aux enfants.
Un combat Ă©galement menĂ© par foodwatch depuis plusieurs annĂ©es qui nâa, jusquâĂ prĂ©sent, reçu que du mĂ©pris de la part du gouvernement français qui semble plus occupĂ© Ă choyer les intĂ©rĂȘts de lâindustrie agroalimentaire quâenclin Ă sâoccuper de la santĂ© publique.
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