Additifs et conservateurs augmentent le risque de cancer et de diabĂšte, Foodwatch tire la sonnette d'alarme

  • PubliĂ© le 8 janvier 2026 Ă  18:53
  • ActualisĂ© le 8 janvier 2026 Ă  19:30
grande surface coronavirus

Deux nouvelles Ă©tudes publiĂ©es ce jeudi 8 janvier 2026, par l’Inserm, confirment l’association entre une consommation plus Ă©levĂ©e d’aliments contenant des additifs conservateurs et une augmentation du risque de cancer et de diabĂšte de type 2. Foodwatch, avec la Ligue contre le cancer et Yuka dĂ©noncent depuis plusieurs annĂ©es des risques Ă©vitables pour la santĂ©. Foodwatch demande l'interdiction des nitrites dans la charcuterie et l’aspartame. (Photo : RB/www.imazpress.com)

Pour Audrey Morice, chargĂ©e de campagnes chez foodwatch : "Ces nouvelles Ă©tudes doivent provoquer un Ă©lectrochoc politique. Pour foodwatch, elles confirment l’urgence de s’attaquer Ă  la malbouffe, Ă  l’alimentation ultra-transformĂ©e, aux lobbies qui freinent toute rĂ©glementation contraignante et veulent vendre sans entrave leurs produits ultra-marketĂ©s et mauvais pour la santĂ©. Le manque de courage politique permet Ă  l’industrie de la malbouffe de nous gaver de conservateurs dont il est pourtant urgent de se dĂ©barrasser."

Selon les nouvelles Ă©tudes qui ont analysĂ© 17 conservateurs (sorbate de potassium, sulfites, nitrite de potassium, ascorbate de sodium, etc.), une consommation plus Ă©levĂ©e de plusieurs de ces additifs – ce qu’on appelle aussi "l’effet cocktail" - est associĂ©e Ă  un risque plus Ă©levĂ© de cancer et de diabĂšte de type 2.

- Une pĂ©tition pour demander l’interdiction des additifs nitrĂ©s- 

Par exemple, le nitrite de sodium est associĂ© Ă  une augmentation de 32 % du risque de cancer de la prostate. La pĂ©tition pour demander l’interdiction de ces additifs nitrĂ©s de foodwatch, la Ligue contre le cancer et Yuka a rassemblĂ© plus d’un demi-million de signatures.

Profitant du laisser-faire politique, l’industrie continue d’inonder le marchĂ© de produits avec et sans nitrites (vendus plus chers) : "Une honte, alors qu’elle sait trĂšs bien s’en passer", souligne foodwatch.

On sait que des travaux de l’Inserm ont appuyĂ© la classification de l’aspartame comme cancĂ©rogĂšne possible en 2023 par le Centre international de recherche sur le cancer, rattachĂ© Ă  l’Organisation mondiale de la santĂ© . L'Ă©dulcorant est non seulement associĂ© Ă  des risques accrus de cancer, mais aussi Ă  une incidence plus Ă©levĂ©e de diabĂšte de type 2, d'accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux ischĂ©miques avec des indices de neurotoxicitĂ© possible et de lĂ©sions du microbiote intestinal.

- L'aspartame : une menace majeure pour la santé publique - 

Plus de 350.000 EuropĂ©en·es exigent l’interdiction de l’aspartame. Mais les dĂ©cisions se font lĂ  aussi attendre.

Foodwatch rappelle que ces additifs artificiels sont particuliĂšrement utilisĂ©s par l’industrie agroalimentaire dans les aliments ultra-transformĂ©s et au cƓur de nombreuses controverses scientifiques.

Une sĂ©rie d’études publiĂ©es dans la revue scientifique mĂ©dicale "The Lancet" en novembre 2025 qualifie l’augmentation mondiale de la consommation de ces produits comme ‘une menace majeure pour la santĂ© publique.

Les chercheurs plaident en faveur d'une augmentation des taxes nutritionnelles et d'un meilleur étiquetage, par exemple en ajoutant des marqueurs indiquant qu'il s'agit d'aliments ultra-transformés. Ils souhaitent en particulier davantage d'interdictions concernant le marketing destiné aux enfants.

Un combat Ă©galement menĂ© par foodwatch depuis plusieurs annĂ©es qui n’a, jusqu’à prĂ©sent, reçu que du mĂ©pris de la part du gouvernement français qui semble plus occupĂ© Ă  choyer les intĂ©rĂȘts de l’industrie agroalimentaire qu’enclin Ă  s’occuper de la santĂ© publique.

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