Dans un communiqué publié ce mardi 3 novembre 2026, la CGTR a tenu à réagir au communiqué publié par Force Ouvrière, concernant la situation d’un salarié de l’entreprise Nicollin OI et les prises de position du syndicat. Nous publions, ci-dessous, le communiqué de la CGTR : (Photo Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Avant toute chose, nous souhaitons remettre les faits dans leur véritable contexte, car il est inacceptable de laisser circuler des affirmations qui déforment la réalité et cherchent à discréditer l’action de nos camarades.
Premièrement, contrairement à ce que laisse entendre le communiqué de FO, le salarié concerné n’était pas dans les locaux de l’entreprise lorsqu’il a sollicité nos camarades. Il était à son domicile et a demandé leur aide et leur soutien.
Nos camarades ont répondu à cette sollicitation dans un esprit de solidarité, conformément aux valeurs fondamentales du syndicalisme. La CGTR n’a jamais considéré que la solidarité devait s’arrêter aux frontières d’une carte syndicale.
Nous ne laisserons personne remettre en cause cette solidarité.
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Deuxièmement, concernant les accusations relatives à une prétendue consommation de stupéfiants, nous demandons que les faits soient établis et non simplement insinués.
À ce jour, aucun document ni résultat de contrôle permettant à nos camarades de vérifier la réalité de ce résultat positif ne leur a été communiqué.
Il est donc particulièrement grave de laisser planer publiquement un doute sur un salarié sans que les éléments permettant de vérifier cette accusation soient produits.
Nous rappelons qu’une accusation ne constitue pas une preuve et qu’un salarié a droit au respect de sa dignité, de ses droits et de la présomption d’innocence.
Si un contrôle a effectivement été réalisé, qu’il soit produit dans les conditions prévues par la réglementation et que les procédures applicables soient respectées. La sécurité des salariés et des usagers est une exigence que personne ne conteste. Mais elle ne peut servir de prétexte pour écarter les droits de la défense.
Troisièmement, nous sommes surpris de voir FO tenter de justifier sa position en expliquant que le salarié aurait simplement été invité à se rapprocher de son organisation syndicale.
Depuis quand la solidarité syndicale consiste-t-elle à renvoyer un salarié chez lui au motif qu’il appartient à une autre organisation ?
La CGTR défend les travailleurs. Elle ne trie pas les salariés en fonction de leur appartenance syndicale et ne conditionne pas la solidarité à une adhésion.
Nous assumons pleinement que nos camarades aient apporté leur aide à un salarié qui en avait besoin.
Quatrièmement, FO affirme ne pas être partie prenante du mouvement social. C’est son choix et nous le respectons. Mais cela ne lui donne aucun droit de réécrire les faits ni de porter le discrédit sur ceux qui ont fait le choix de défendre les salariés.
La CGTR n’a pas de leçon de syndicalisme à recevoir lorsqu’il s’agit de défendre les travailleurs face aux décisions patronales. Notre rôle n’est pas de protéger les intérêts d’une direction, mais bien de défendre les droits, la dignité et les intérêts matériels et moraux des salariés.
Nous invitons donc Force Ouvrière à davantage de retenue et de transparence, et surtout à ne pas détourner le débat des véritables questions qui se posent dans cette entreprise.
La CGTR ne se laissera pas intimider par des communiqués qui cherchent à déplacer le débat vers des querelles entre organisations syndicales.
Notre combat reste celui des salariés. Notre priorité reste leur défense.
La solidarité n’a pas d’étiquette syndicale. La vérité n’a pas de camp. Et le syndicalisme ne doit jamais devenir un instrument au service des intérêts patronaux.
Quand un salarié appelle à l’aide, nos camarades répondent présents. C’est cela, le syndicalisme de lutte et de solidarité que porte la CGTR.
La CGTR continuera à défendre les travailleurs, sans concession et sans distinction d’appartenance syndicale.
Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR
