Inégalités systémiques dans les Outre-mer : la sénatrice Evelyne Corbière Naminzo propose un plan d'actions

  • Publié le 20 août 2026 à 13:01
  • Actualisé le 20 août 2026 à 13:23
Evelyne Corbiere-Naminzo , sénatrice

La sénatrice Evelyne Corbière propose un plan d'action à mettre en place dès 2027 afin de lutter contre les inégalités systémiques à La Réunion. Parmi ses propositions : la revalorisation de la prime d'activité, la création de concours d'enseignement à affectation locale ou la mise en place d'un plan "diabète outre-mer". Une commission d'enquête sénatoriale sur les inégalités systémiques dans les Outre-mer a adopté, le 30 juin 2026, le rapport de la sénatrice réunionnaise. Cette dernière en a présenté les conclusions ce jeudi 20 août 2026 ( Photos : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com) (Photo photo Stéphan Laï-Yu/www.imazpress.com)

D'emblée, l'élue précise que les inégalités "ne sont pas structurelles mais systémiques". Un constat qui se base sur le fait que ces disparités s'entretiennent mutuellement. Par ailleurs, elles sont "héritées de l'histoire coloniale" et se "reproduisent de génération en génération", ce qui les ancre dans la durée.

Cette approche, selon la sénatrice, est désormais actée par le ministère des Outre-mer et plusieurs institutions. Reste désormais à dégager des propositions efficaces pour trouver des solutions à même de dénouer cette situation et de mettre fin au "cercle vicieux" de mal-développement que connaissent ces territoires.

Pour y parvenir, Evelyne Corbière propose de lancer un plan d'action dès 2027. Un plan d'action qui comprend, notamment, des propositions comme la revalorisation de la prime d'activité, la création de concours d'enseignement à affectation locale ou la mise en place d'un plan "diabète outre-mer".

À lire aussi : Commission d’enquête du Sénat sur les inégalités auxquelles sont confrontées les populations des Outre-mer

- Une situation sociale tendue -

Ces propositions, si elles sont appliquées, vont tenter d'enrayer une situation sociale tendue à La Réunion.

Localement, 36 % de la population atteint le seuil de pauvreté, 14 % nécessite une prise en charge pour le diabète et 30 % des jeunes ont des difficultés de lecture.

Un tableau qui fait dire à la sénatrice qu'on "tolère l'intolérable" en matière d'insertion, d'accès aux soins ou de coût de la vie. Reste à voir, désormais, quelle sera la réponse apportée par le gouvernement et les majorités parlementaires à l'exposé de ces besoins.

Un premier signal pourrait être donné avec l'adoption d'une loi d'orientation et de programmation pour les Outre-mer qui reprendrait l'essentiel de ces propositions.

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