La grève se poursuit au sein de la compagnie aérienne French Bee, impliquant une partie du personnel navigant commercial (PNC) jusqu’au 6 septembre 2026. Le Syndicat national du personnel navigant et la CGT pointent du doigt l’instabilité des plannings, la fatigue liée aux rotations long-courriers et une rémunération insuffisante. À Imaz Press, la direction précise avoir formulé plusieurs propositions concrètes visant à faire avancer les discussions. Aucun accord n' a été trouve à ce stade (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Ces propositions n’ayant pas, à ce stade, pas permis de parvenir à un accord, "French Bee reste ouverte au dialogue et souhaite pouvoir poursuivre les échanges dans un cadre permettant une discussion sereine et constructive, sans la pression du mouvement social", indique la direction à Imaz Press.
- La direction tente de limiter les conséquences du mouvement social -
"Dans cette période stratégique de retours de vacances et de rentrée, la priorité absolue de French Bee est d’assurer l’acheminement de ses passagers dans les meilleures conditions", précise la direction.
Elle ajoute : "les équipes sont pleinement mobilisées pour assurer la continuité des opérations et limiter autant que possible les conséquences du mouvement sur les voyageurs. Grâce à cette mobilisation, la très grande majorité du programme de vols est assurée".
Lorsque des modifications ou des annulations de vols sont nécessaires, les passagers concernés sont informés individuellement et accompagnés afin de leur proposer, dans les meilleurs délais, une solution de réacheminement adaptée.
- Le personnel de French Bee dénonce des plannings instables et une fatigue croissante -
Le Syndicat National du Personnel Navigant Commercial et la CGT pointent du doigt l’instabilité des plannings, la fatigue liée aux rotations long-courriers et une rémunération jugée insuffisamment adaptée aux contraintes du métier.
Dans leur communiqué, les syndicats décrivent "un climat social dégradé, alimenté par des modifications de programmes de travail jugées répétées et parfois tardives". Ils demandent des plannings "plus stables" et des modifications mieux anticipées.
"Les PNC ne peuvent pas être considérés comme disponibles en permanence pour pallier les difficultés d’organisation de la compagnie", écrivent le SNPNC-FO et la CGT.
À La Réunion, selon Air Journal, la compagnie a renforcé son programme durant l’hiver austral, avec 13 vols hebdomadaires entre Saint-Denis et Paris-Orly, soit une hausse de 17% par rapport à l’année précédente.
Les salariés de French Bee réclament une revalorisation salariale de 10 % pour les PNC de French Bee.
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