Ligue des nations : la France renverse puis punit la Belgique grĂące au coaching de Zidane

  • PubliĂ© le 6 octobre 2026 Ă  05:15
  • ActualisĂ© le 6 octobre 2026 Ă  06:59
 Michael Olise (au sol) célÚbre le 4e but de l'équipe de France contre la Belgique, le 5 octobre 2026 au Stade de France, à Saint-Denis © FRANCK FIFE / AFP

Les Bleus de Zidane ont du panache. Quatre buts inscrits en toute fin de partie, dont un doublĂ© de Michael Olise, au terme d'un incroyable scĂ©nario, ont offert une trĂšs large victoire face Ă  la Belgique Ă  l'Ă©quipe de France (4-1), plus que jamais en tĂȘte du groupe 1 en Ligue des nations, lundi au Stade de France.

Alors que les Tricolores étaient menés depuis la 35e minute et l'ouverture du score de Dodi Lukebakio, connaissant toutes les peines du monde pour transpercer la défense belge, l'entrée en jeu de Désiré Doué, de Rayan Cherki et d'Olise en seconde période a changé totalement la donne, permettant au nouveau sélectionneur de clore sur une note trÚs positive son premier rassemblement.

C'est d'abord un tir Ă  ras de terre du gauche de DouĂ© qui a offert l'Ă©galisation aux Tricolores (77e) avant qu'une frappe dĂ©tournĂ©e de Cherki (81e) puis deux buts d'Olise, l'un du droit (88e), l'autre du gauche (90e+1), ne renversent la situation, empĂȘchant les Diables Rouges de dominer la France pour la premiĂšre fois dans un match de compĂ©tition depuis 1981.

Olise, qui en est Ă  quatre buts en quatre rencontres, est bel et bien le grand gagnant de ces quinze premiers jours de l'Ăšre Zidane et confirme encore une fois qu'il est de la trempe des cracks de niveau mondial.

Avec ce spectaculaire troisiĂšme succĂšs en quatre sorties qui a fait chavirer de bonheur le SDF, Zidane peut s’enorgueillir d'un bilan trĂšs flatteur pour ses dĂ©buts dans son costume de patron des Bleus et va aborder les deux derniers rendez-vous en Ligue des nations de novembre, en Italie et contre la Turquie, en position de force et avec la premiĂšre place du groupe 1. la qualification pour les quarts de finale est Ă  portĂ©e de main.

Trois jours aprĂšs avoir Ă©tĂ© tenu en Ă©chec Ă  domicile par l'Italie (1-1), le sĂ©lectionneur a donc pris une magistrale revanche devant son public et peut ressortir la tĂȘte haute de ce stage inaugural.

Mais avant la dĂ©livrance venue des pieds des remplaçants, il avait assistĂ© Ă  un spectacle assez terne de ses hommes. ObligĂ© de remodeler de nouveau son onze de dĂ©part en raison du calendrier trĂšs dense de cette fenĂȘtre internationale, Zidane avait notamment pris un risque en dĂ©cidant de donner une premiĂšre sĂ©lection au gardien Guillaume Restes et au dĂ©fenseur Leny Yoro.

- Réservoir unique en attaque -

Si le premier n'a rien pu faire sur le tir de Lukebakio, l'arriÚre de Manchester United, ùgé de seulement 20 ans et dépassé sur le but belge, a vécu une soirée trÚs compliquée dans l'axe en ne parvenant pas à maßtriser le massif vétéran belge Romelu Lukaku.

Mais c'est surtout la performance des attaquants qui a longtemps plombé les Bleus. Malgré une possession du ballon et une trÚs nette domination, ils ont été incapables de faire fructifier cette supériorité, se montrant d'une maladresse assez inquiétante durant plus d'une heure et quart de jeu.

Toujours privé de leur atout maßtre Kylian Mbappé, forfait depuis sa sortie sur blessure en Turquie (victoire 1-0), le 25 septembre, les Tricolores n'ont pas pu compter sur le leadership d'Ousmane Dembélé, de nouveau auteur d'une partie indigne de son statut.

Le Ballon d'Or, promu capitaine en l'absence de Mbappé, avait pourtant été replacé à droite aprÚs avoir été positionné en pointe, comme au PSG, depuis le début de l'Úre Zidane. Le Parisien a quasiment tout raté (1e, 8e, 53e), ce qui ne manquera pas d'alimenter encore un peu plus les débats sur son rendement en équipe nationale.

Il n'aura eu à son actif que deux beaux débordements non conclus par Esteban Lepaul (33e, 59e), le meilleur buteur de Ligue 1 la saison derniÚre, titularisé pour la deuxiÚme fois en bleu.

Malgré un Mondial réussi sur le plan personnel (6 buts), Dembouz, sorti rapidement à la 60e minute, est trÚs vite retombé dans ses travers.

Bradley Barcola, son coéquipier au PSG, n'a pas été plus heureux, négociant notamment trÚs mal un duel avec le gardien belge Maarten Vendevoordt (16e) et ratant une belle occasion, en fin de rencontre (72e).

Les entrées en jeu de Rayan Cherki, de Michael Olise et de Désiré Doué ont ensuite totalement bouleversé le sort du match, dynamitant une défense belge soudainement dépassée. Une aubaine pour Zidane qui peut compter sur un réservoir offensif à nul autre pareil. L'état de grùce se poursuit pour le nouveau sélectionneur.

AFP 

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