Paludisme : 47 cas importés signalés à La Réunion depuis le début de l'année

  • Publié le 10 septembre 2026 à 15:14
  • Actualisé le 10 septembre 2026 à 15:25
moustique

Depuis le début de l’année 2026, 47 cas de paludisme importés ont été signalés à La Réunion. Ce nombre est en hausse (35 cas en 2025 et 46 en 2024 sur les années entières) et s’inscrit dans un contexte de résurgence régionale, indique ce jeudi 10 septembre 2026, Santé Publique France dans un communiqué que nous publions ci-dessous (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

Le nombre de cas est variable en fonction des mois mais on observe un nombre de cas plus élevé au cours des premiers mois de l’année et une nouvelle hausse en août.

Jusqu’en avril 2026, globalement, le nombre de cas signalés a été plus élevé que les autres années. Les mois de mai juin et juillet se situaient dans des moyennes basses. En août, 9 cas ont été rapportés, ce qui représente une hausse notable pour ce mois.



La majorité des cas a présenté un accès simple (94% des cas) mais la part de patients ayant été pris en charge dans un service de réanimation ou de soins critiques est en hausse (24% pour 13% en 2025).

La moitié des cas avait connaissance du risque avant le départ et 20% avaient initié une chimioprophylaxie avant le départ. Aucune n’a été poursuivie tout au long du séjour.

La majorité des cas était diagnostiquée au retour d’un séjour aux Comores (72% des cas ; n=34) dans le cadre d’un voyage familial. On rapporte également un cas au retour de Mayotte (2 cas en 2025).

- Gare au paludisme, protégez-vous des moustiques -

En matière de prévention du risque, de façon générale, il est recommandé de se protéger des piqûres de moustiques par l’usage de répulsifs, de moustiquaires imprégnées et par le port de vêtements couvrants dès la tombée de la nuit.

Ces mesures permettent également d’être protégés contre les piqûres d’autres insectes vecteurs d’autres maladies (dengue, chikungunya, …). L’usage d’une chimioprophylaxie doit être évaluée avant tout voyage.

À ce jour, la combinaison atovaquone/proguanil ou la doxycycline sont les seuls médicaments recommandés en 1ère ligne pour une chimioprophalyxie antipaludéenne.

Pour rappel, la prise d’une prophylaxie et l’usage de mesures répulsives (lotions ou sprays anti moustiques contenant du DEET, vêtements longs…) ne garantissent pas à 100% l’absence de risque de contracter le paludisme.

En cas de symptômes évocateurs (fièvre) au retour de voyage (et jusqu’à 2 mois après le retour) en zone impaludée, le diagnostic de paludisme doit toujours être envisagé et un test de confirmation biologique réalisé.

Une prise en charge médicale rapide est requise.

Le paludisme d’importation est une maladie à signalement obligatoire. Chaque cas confirmé doit faire l’objet d’un signalement immédiat par le biologiste ou le médecin à la Cellule de Veille, d’Alerte et de Gestion des Signaux sanitaire de l’ARS Réunion.

Toute situation inhabituelle peut être signalée à Santé publique France : [email protected]

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