Encore peu connue sur l’île, l’antenne réunionnaise de l’association SuperMamans se mobilise pour accompagner les jeunes mamans durant le post-partum. Grâce à un réseau de bénévoles, elle propose un soutien à celles qui en ont besoin. (Photo Richard Bouhet / www.iamzpress.com)
Apporter un repas, partager un moment, tendre une oreille attentive. À La Réunion, l’association SuperMamans a pour ambition d'accompagner les jeunes mères dans une période souvent fragile : le post-partum. Un moment de vie parfois marqué par la fatigue, l’isolement ou des difficultés émotionnelles pour beaucoup de femmes.
- "Maman à bichonner" et " maman cadeaux" -
"L’idée est de proposer le portage de repas aux mamans après leur accouchement, mais ça peut aussi être une promenade ou simplement échanger un moment", explique Aurélie Bou, elle-même mère de deux enfants et "maman contact" au sein de l'association. "Ça dépend de chaque maman, de chaque besoin".
Le fonctionnement est simple : d’un côté, les "mamans à bichonner", qui ont récemment accouché et sont en demande de soutien. De l’autre, les "mamans cadeaux", bénévoles, parfois des pères ou toute personne souhaitant aider, qui offrent un peu de leur temps. "On dit souvent qu'il suffit de cuisiner pour sa famille et d'en faire un peu plus. Comme ça, on peut l’apporte à une maman. C’est une tâche en moins pour elle", souligne la bénévole de Piton Saint-Leu.
- "On est une présence neutre, une oreille. Et ça, c’est précieux" -
Aujourd’hui, l’antenne locale compte une quinzaine de bénévoles pour environ huit mamans accompagnées sur l’ensemble de l'île. Chaque bénéficiaire peut recevoir jusqu’à cinq visites. "Ce sont souvent des mamans qui peuvent se sentir plus ou moins seules. Nous ne sommes ni des professionnels de santé, ni de la famille : on est une présence neutre, une oreille. Et ça, c’est précieux", confie Aurélie Bou.
Au-delà de l’aide matérielle, l’objectif est aussi de rompre l’isolement et de prévenir la dépression post-partum. "Certaines mamans sont bien entourées, mais ressentent quand même le besoin de parler à quelqu’un d’extérieur", ajoute la bénévole.
- Faire connaître l'association -
Pour bénéficier de ce dispositif ou devenir bénévole, il suffit de s’inscrire sur le site national de l’association. L’adhésion est libre, à partir d’un euro. En parallèle, les référentes locales ont créé des groupes Facebook et Whatsapp afin de créer du lien entre participantes et d’organiser des rencontres.
Encore en phase de développement, l’antenne réunionnaise souhaite aujourd’hui gagner en visibilité. "Nous avons déjà pris contact avec les maternités et les services de PMI de l'île afin de mieux faire connaître cette initiative solidaire. L’idée, c’est vraiment d’en parler et de relancer l’activité", insiste Aurélie Bou. Une démarche simple, mais essentielle, pour accompagner les premiers pas de la maternité.
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