Ce samedi 18 avril 2026, la Distillerie Rivière du Mât a ouvert ses portes le temps d’une journée "Viyn Gouté", organisée par Épicurien à Table et le Bisik. Au programme : patrimoine vivant, saveurs authentiques et musiques métissées. Une invitation à goûter l’Est autrement. Nous publions le communiqué ci-dessous
Le site, niché au cœur du quartier emblématique de Beaufonds, s’éveille aux odeurs des étals aux couleurs chatoyantes. Le village péï : des produits du terroir originaux, mais surtout des producteurs reconnus pour leur talent et leur savoir-faire. Les trésors de Céliane, Les Délices de Préma, L'éden de Takamaka, PROVANILLE, Coopérative de Vanille de Bras-Panon, La ferme de Derose, les Bières Chipek, La Cave Bénédictine… De quoi flâner, goûter les trésors locaux avant d’embarquer pour une traversée des sens. Les premières visites guidées, il y en aura quatre au total, débutent dans les entrailles de la Distillerie pour tout savoir autour de la transformation de la canne.
Sous le chapiteau, côté jardin, le public se fait happer par la scène maloya, où se succèderont dans la journée Malovybes et Sana Maloya, deux groupes originaires du quartier, là où tout à commencé pour un maloya authentique et enraciné.
- Repas de chef au feu de bois -
L’odeur enivrante du cari qui mijote envahit l’espace !
La brigade d’Épicurien à Table avec Daniel et Alice Robert, menée par le chef Sébastien Catherine et la cheffe Lynda Salem s’affaire autour des foyers. Tandis que les flammes dansent sous les marmites, samoussas, bonbons piment et autres accras plissent les yeux des participants au banquet de gourmandise.
Une déclaration d’amour à la cuisine réunionnaise : cari poulet fermier de Sébastien Catherine, rougail saucisse de Lynda Salem, récompensé du prix Meilleur rougail saucisses au salon Nou lé Local 2025, shop suey poisson revisité par le chef Catherine, accompagnés de pois du Cap, rougails citron ou aux oignons… chaque bouchée est une caresse !
Une part de douceur avec des gâteaux lontan et un café coulé viennent clore ce festin partagé par près de 150 convives visiblement conquis.
- Jazz fusion -
Côté hangar, le Duo Mihisa ouvre le bal : Maxime Bobo au saxophone et François Rosenfeld à la basse. Le tsapiky malgache, cette musique du sud-ouest de Madagascar, se pare d’un paletot contemporain étonnant. Pas de guitare, pas de batterie, l’instrumentation minimaliste laisse place à une conversation intime entre deux musiciens, une brèche sonore entre ici, l’hexagone et la Grande Ile.
Puis vient Séléné. Le trio réunionnais, soutenu par le Bisik, première formation ultramarine sélectionnée dans le programme Jazz Migration, porté par la violoncelliste Mélanie Badal. Le groupe emporte les gourmets dans un univers psychédélique et sensible. Blaise Cadenet à la guitare, Mahesh Vingataredy à la batterie alchimiste des sons, ils fusionnent influences arméniennes, accents électroacoustiques et poésie brute.
Le violoncelle de Mélanie Badal, tantôt caressé tantôt attaqué, dialogue avec les nappes électroniques. Au royaume de la musique rebelle, Séléné trône bien sur des mondes multiples.




