Saint-Paul : 350 pieds de cannabis saisis par les gendarmes

  • PubliĂ© le 19 dĂ©cembre 2025 Ă  14:05
  • ActualisĂ© le 19 dĂ©cembre 2025 Ă  18:45
Saint-Paul : 350 pieds de cannabis saisis par les gendarmes

Ce jeudi 18 décembre 2025, les gendarmes de la communauté de brigades de Plateau-Caillou ont réalisé une saisie majeure de 350 pieds de cannabis dans les hauts de Saint-Paul. (Photo : gendarmerie de la Réunion)

Les gendarmes sont tombés sur un champ hors du commun ce jeudi 18 décembre 2025, pas moins de 350 pieds de cannabis les attendaient à Plateau-Caillou. 

L’arrachage des plants a Ă©tĂ© rendu possible grĂące au concours apportĂ© par les gendarmes mobiles de l’escadron 18/9 de Chauny, dĂ©ployĂ©s en appui des unitĂ©s territoriales.

La gendarmerie de la RĂ©union explique : "Cette coordination inter-unitĂ©s illustre l’efficacitĂ© et la complĂ©mentaritĂ© des forces de la gendarmerie."

Dans une publication facebook la gendarmerie explique : "continuer a lutter contre le traffic de stupéfiants qui alimente la délinquance et portent atteinte à la sécurité publique."

ee/www.imazpress.com/[email protected]

guest
5 Commentaires
mireille
mireille
3 mois

je comprends mieux les traficants importent des valises de cannabis,les saisies font monter les prix et incitent au trafic,legalisation et actions contre la coke et les armes!

ben
ben
3 mois

c est le champ de CBD des ecolos ,c est balots! et pour la coke?

benoit
benoit
3 mois

Avec le Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD), #cannabissansfrontieres signe le communiqué de presse ci-dessous.
Et hier cette communication pour réagir dans l'urgence en adressant un message aux 577 députéEs à l'Assemblée Nationale : https://cannabissansfrontieres.org/drogues-mieux-vaut...
Amende pour consommation de stupĂ©fiants portĂ©e Ă  500 € ?
Une nouvelle surenchĂšre qui ne rĂšglera rien
Paris, le 18 décembre 2025
Communiqué du Collectif pour une nouvelle politique des drogues
Moins ça marche, plus on continue... En annonçant une nouvelle hausse de l’amende pour usage de stupĂ©fiants, le prĂ©sident de la RĂ©publique s’inscrit une fois de plus dans une fuite en avant rĂ©pressive dont l’inefficacitĂ© est pourtant dĂ©montrĂ©e depuis des dĂ©cennies.
En annonçant mardi 16 dĂ©cembre le passage de l’amende pour usage de stupĂ©fiants de 200 Ă  500 euros, le prĂ©sident de la RĂ©publique rejoue un scĂ©nario dĂ©sormais bien rodĂ©. Face Ă  l’échec des politiques menĂ©es, une annonce sĂ©curitaire ; face Ă  l’absence de rĂ©sultats, une nouvelle surenchĂšre rĂ©pressive.
Cette communication s’inscrit dans la continuitĂ© de prises de position rĂ©centes stigmatisant directement les usager·Úre·s de drogues, prĂ©sentĂ©s comme le cƓur du problĂšme. Une stratĂ©gie de culpabilisation, mettant encore une fois sciemment sous le tapis toute dimension sociale, sanitaire, prĂ©ventive des consommations de drogues et qui, surtout, Ă©choue depuis des dĂ©cennies. À chaque renforcement de l’arsenal rĂ©pressif correspond le mĂȘme constat : aucun recul des usages, peu ou pas d’impact sur les trafics.
La rĂ©pression n’a jamais endiguĂ© les consommations et cette nouvelle annonce d’Emmanuel Macron ne fera pas exception.
L’amende forfaitaire dĂ©lictuelle : un Ă©chec... pourtant annoncĂ©
L’extension de l’amende forfaitaire dĂ©lictuelle (AFD) Ă  l’usage de stupĂ©fiants avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en 2018 comme une rĂ©ponse simple, rapide et efficace. Le Collectif pour une nouvelle politique des drogues avait alors alertĂ© sur une mesure inefficace, et contreproductive. Sept ans plus tard, le bilan est sans appel.
MalgrĂ© une massification sans prĂ©cĂ©dent — plus de 1,6 million d’amendes forfaitaires dĂ©lictuelles prononcĂ©es depuis 2019, dont prĂšs de 40 % pour usage de stupĂ©fiants — aucun impact n’a Ă©tĂ© mesurĂ© ni sur les consommations ni sur les trafics. Et pourtant : lorsque la sanction ne produit aucun effet, elle est durcie. Lorsque le durcissement Ă©choue, il est encore renforcĂ©. Cette fuite en avant tient lieu de politique des drogues en France depuis trop longtemps.
Pire encore, cette procĂ©dure s’est accompagnĂ©e d’atteintes aux droits fondamentaux. La dĂ©fenseure des droits a ainsi constatĂ© en 2023 que l’AFD porte atteinte aux droits de la dĂ©fense et Ă  l’accĂšs Ă  un juge, au droit au recours effectif et au principe d’individualisation de la peine. La verbalisation, fragilise la relation entre la police et la population et contribue Ă  des pratiques discriminatoires. Augmenter le montant de cette amende ne corrigera rien : cela ne fera qu’aggraver des dĂ©rives dĂ©jĂ  identifiĂ©es.
D’autant que l’AFD touche prioritairement les publics les plus prĂ©caires, pour lesquels elle constitue une sanction Ă©conomique supplĂ©mentaire.
Pendant qu’on sanctionne les usages, les trafics prospùrent
Pendant que les politiques donnent des discours qui se pensent fermes, l’État persiste dans une impasse : les moyens policiers sont mobilisĂ©s pour sanctionner des consommations tandis que les trafics continuent de prospĂ©rer. Cette stratĂ©gie dĂ©tourne les forces de l’ordre de la lutte contre les organisations criminelles, le blanchiment d’argent et les rĂ©seaux structurĂ©s sans jamais atteindre les objectifs affichĂ©s, alors mĂȘme que la Cour des comptes a dĂ©noncĂ© la faiblesse des moyens de l’Office anti-stupĂ©fiants dĂ©diĂ©s notamment au blanchiment d’argent (7 enquĂȘteurs seulement).
Cette logique a de nouveau Ă©tĂ© confirmĂ©e lors du dĂ©bat parlementaire du 17 dĂ©cembre consacrĂ© au « narcotrafic », Ă  l’issue duquel le gouvernement a annoncĂ© de « nouvelles mesures lĂ©gislatives ». LĂ  encore, la rĂ©ponse se concentre sur le durcissement pĂ©nal, sans diagnostic sur les causes profondes des consommations. Or l’augmentation des usages de drogues concerne dĂ©sormais l’ensemble des milieux sociaux et ne peut ĂȘtre rĂ©duite Ă  des comportements individuels, Ă  la seule jeunesse ou Ă  un aspect « festif » : elle s’inscrit dans des contextes multiples qui vont de l’intensification des rythmes de travail dans certains mĂ©tiers, Ă  la prĂ©caritĂ©, l’isolement, la santĂ© mentale, la perte de sens. Ces dĂ©terminants sont
largement documentés mais systématiquement absents des discours. Y faire face suppose des politiques autrement plus ambitieuses que des amendes : prévention, santé publique, réduction des risques et renforcement des services de proximité.
Dans le mĂȘme temps, les causes structurelles de l’entrĂ©e dans les trafics demeurent ignorĂ©es. Les dĂ©terminants sociaux et Ă©conomiques (absence d’emplois, relĂ©gation territoriale, affaiblissement des services publics) sont pourtant connus. En refusant de s’y attaquer, les pouvoirs publics prĂ©fĂšrent rĂ©pĂ©ter indĂ©finiment les mĂȘmes rĂ©ponses inefficaces et en constater, Ă  chaque fois, l’échec.
Sortir du cycle, écouter enfin le terrain
Il est temps que les responsables politiques cessent de croire qu’en rĂ©pĂ©tant les mĂȘmes recettes, elles finiront par produire des rĂ©sultats diffĂ©rents. Depuis des annĂ©es, les acteur·trice·s de terrain, les usager·Úre·s, les professionnel·le·s de santĂ©, de la justice et de la rĂ©duction des risques et les militant·e·s des droits humains rĂ©uni·e·s au sein du Collectif pour une nouvelle politique des drogues, portent des analyses Ă©tayĂ©es et des propositions rĂ©alistes.
PlutĂŽt que de prolonger indĂ©finiment un cycle rĂ©pression–échec–rĂ©pression, il est urgent d’engager une rĂ©forme fondĂ©e sur la santĂ© publique, la prĂ©vention, le respect des droits humains et d’explorer les expĂ©riences de dĂ©pĂ©nalisation de l’usage et de rĂ©gulation qui font leurs preuves chez nos voisins.
Signataires :
‱ Addictlib
‱ ASUD - Autosupport des usagers de drogues
‱ Cannabis sans frontiùres (07 51 35 02 34)
‱ Collectif PCP - Police contre la prohibition
‱ FĂ©dĂ©ration Addiction ([email protected])
‱ GRECC - Groupement de recherches et d’études cliniques sur les
cannabinoĂŻdes ([email protected])
‱ LDH - Ligue des droits de l’homme ([email protected])
‱ SAFE
‱ SOS Addictions
‱ Syndicat de la magistrature ([email protected])

Tita
Tita
3 mois

Bravo Ă  vous et Prenons exemple sur le Portugal

CQFD
CQFD
3 mois

Dans un monde idĂ©al, ils devraient faire de mĂȘme pour l'alcool vendu dans les commerces, dont les consĂ©quences dĂ©vastatrices ne sont plus Ă  dĂ©montrer.
Mais on est loin d'ĂȘtre dans un monde parfait, CQFD...