Sainte-Marie : un futur pôle économique et un téléphérique pour dynamiser la "porte d'entrée de La Réunion"

  • Publié le 22 octobre 2026 à 02:59
zone economique de la plaine de Gillot

Voilà plusieurs mois que Céline Sitouze a été élue maire de Sainte-Marie. Depuis son installation, l'édile fourmille de projets pour améliorer le quotidien des Sainte-Mariens. À l'image du futur pôle économique de la plaine de Gillot ou encore de l'installation dans les années à venir, d'un téléphérique reliant la gare routière et l'aéroport Roland-Garros, aux Hauts de la commune (Photos : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

Avec son aéroport en bout de piste, la ville de Sainte-Marie est "la porte d'entrée de La Réunion", se félicite la maire de la commune. Raison pour laquelle, il est important de dynamiser les espaces actuellement en friches et de développer l'activité économique.

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- Gillot, la plaine de tous les enjeux -

Idéalement placés, deux terrains, deux champs de canne situés non loin de l'aéroport attirent les convoitises de la mairie. C'est ce que l'on appelle la plaine Gillot.

Propriété des familles Lagourgue et Payet, étendue sur près de 60 hectares, "cette plaine a vocation de développer plusieurs filières économiques", explique Céline Sitouze, tout en ajoutant que "le cahier des charges n'est pas arrêté sur les différentes filières qui apparaîtront au sein de cette zone d'activité".

Pour concrétiser ce projet, l'élue souhaiterait "monter un groupement d'intérêt économique entre la ville, la Région, la Cinor et l'État pour pouvoir s'accorder sur ce qui est nécessaire sur notre territoire". Écoutez.

Actuellement, ce projet n'est pas encore inscrit au plan local d'urbanisme de la ville de Sainte-Marie mais il devrait prochainement l'être afin de pouvoir déclasser ces terrains et permettre aux propriétaires de les vendre.

- Priorité aux Sainte-Mariens -

Elle ajoute : "vous l'aurez compris, nous sommes sur une partie du territoire de La Réunion qui a une richesse importante".

Si les autorités publiques doivent se mettre d'accord pour éviter une envolée des prix au mètre carré, Céline Sitouze ne cache pas son souhait de "faire en sorte que le développement économique de ce territoire bénéficie d'abord aux Sainte-Mariens et Sainte-Mariennes".

"Il faut faire en sorte que les Sainte-Mariens et Sainte-Mariennes puissent travailler dans ce qui est la porte d'entrée de La Réunion, que nos jeunes puissent se projeter dans leurs études et pour les moins jeunes qui veulent se reconvertir, de trouver à la fois des terrains de formation et des voies d'insertion", dit la maire. Écoutez.

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- Le téléphérique Papang fait des émules à Sainte-Marie -

Si ce projet de développement économique de la Plaine de Gillot voit le jour, cela signifie encore plus de brassage de population dans ce secteur, embouteillé chaque matin en heure de pointe.

"Lorsque les habitants sont coincés sur la route pour quitter Sainte-Marie, c'est du temps qu'ils perdent, où ils ne peuvent pas profiter de leur famille ou aller travailler", se désole la maire.

De quoi donner des envies de téléphérique sur la commune à la maire de Sainte-Marie. "Effectivement, le téléphérique est l'un des projets principaux de notre mandature", nous dit Céline Sitouze.

"Tout simplement parce que, comme dans toutes les villes, nous avons aussi des problèmes de mobilité et nous devons nous assurer que nos habitants puissent se déplacer pour aller travailler, étudier. Et le téléphérique doit nous permettre de désengorger, notamment les quartiers des Hauts pour rejoindre le littoral, l'aéroport et venir dans cette future zone d'activité économique", explique l'édile. Écoutez.

- Plusieurs stations envisagées pour relier les Hauts de Sainte-Marie au littoral -

Selon le projet pensé par la municipalité, le téléphérique partirait de Gillot, de la zone aéroportuaire. Il traversera la plaine économique, remontera jusqu'à la Rivière-des-Pluies, pour revenir à Duparc et rejoindre les quartiers de Beauséjour et de la Ressource.

Pour ce faire, "nous allons nous appuyer sur les analyses et les rapports menés par la Cinor concernant le téléphérique Papang pour voir si c'est véritablement le modèle qu'il nous faut".

L'objectif à terme, avoir cinq à six stations "pour permettre de désenclaver quotidiennement entre 5.000 et 6.000 passagers par jour", espère Céline Sitouze. Écoutez.

- Favoriser les mobilités douces et désengorger Sainte-Marie -

Un projet qui serait raccordé au Réunion Express et aux mobilités douces mises en place, en plus des parkings relais qui seraient déployés pour absorber le flux de véhicules.

"Il faut faire en sorte qu'en termes de mobilité, nous apportions des solutions qui soient à la fois durables, écologiques, nous y sommes très attachés", souligne Céline Sitouze. "Tout en étant performantes pour faire en sorte que les habitants décident véritablement de laisser leur voiture."

Un projet dont les premières études ont été lancées. Une fois acté, il faudra compter entre 4 et 5 ans pour le finaliser, avec un premier coût estimé déjà ente 60 et 80 millions d'euros avec une participation de la Cinor, de l'État et de l'Europe.

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