À l'approche de la rentrée scolaire 2026-2027, la ville de Sainte-Marie revoit l'organisation de ses accueils périscolaires et met en place une nouvelle politique tarifaire. La commune souhaite en effet harmoniser les services sur l'ensemble de la commune et alléger les dépenses des familles dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie. Un investissement à hauteur de 1 million d'euros (Photo Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
La municipalité annonce ce lundi 29 juin 2026 une refonte de l'organisation des accueils périscolaires, des Mercredis Jeunesse et des centres de loisirs pour la rentrée 2026-2027.
Cette réforme vise à proposer "une offre éducative plus homogène sur l'ensemble du territoire communal tout en renforçant le soutien aux familles", explique la ville.
Parmi les principales nouveautés figure l'instauration d'une grille tarifaire unique pour les accueils périscolaires. Jusqu'à présent, les tarifs variaient selon que les services étaient assurés par le CCAS ou par une association partenaire.
"Nous avons voulu avoir un seul tarif pour l'ensemble des familles sur la commune de Sainte-Marie. Quelle que soit l'association qui agit, nous avons voulu accompagner ces associations, mais également le CCAS, pour faire en sorte que les familles n'aient pas un tarif selon qu'elles habitent au quartier des Gaspas, à l'Espérance ou à Duparc. Toutes les familles auront le même tarif selon leur quotient familial", explique la maire de Sainte-Marie, Céline Sitouze.
La nouvelle grille tarifaire sera calculée en fonction du quotient familial et tiendra également compte du nombre d'enfants inscrits.
"Selon que vous ayez deux enfants ou trois enfants, il y aura un tarif dégressif qui sera appliqué ", précise l'édile.
Pour les foyers dont le quotient familial est inférieur ou égal à 1 000 euros par personne, la garde périscolaire reviendra à 2,50 euros par jour, soit 10 euros par semaine.
- Un million d'euros supplémentaires -
Pour accompagner cette réforme, la municipalité indique consacrer un million d'euros supplémentaire au financement du périscolaire pour l'année scolaire 2026-2027. Selon la Ville, cet effort financier permettra de réduire le coût supporté par les familles, notamment les plus modestes.
Cette mesure s'inscrit dans la continuité des actions engagées en faveur du pouvoir d'achat, après la mise en place de la cantine scolaire à un euro par trimestre.
- Les repas entièrement pris en charge -
Autre mesure annoncée : la prise en charge intégrale des repas par la Ville, via son Centre communal d'action sociale (CCAS). Les petits-déjeuners, déjeuners et goûters des enfants fréquentant les structures concernées seront financés par la collectivité.
En contrepartie, les associations partenaires, notamment le COASM et AJT Réunion, devront répercuter cette prise en charge sur les factures adressées aux familles en déduisant le coût des repas.
La Ville précise également qu'elle financera entièrement les goûters des associations partenaires pendant toute l'année scolaire afin de compenser les pertes liées à cette baisse des tarifs.
- Une organisation maintenue avec les associations -
Les Mercredis Jeunesse et les Centres de loisirs continueront d'être organisés par les associations COASM et AJT Réunion. Les familles devront effectuer leurs inscriptions directement auprès de ces organismes, qui communiqueront leurs modalités d'accueil et leurs grilles tarifaires.
"Les inscriptions commencent à partir du 1er juillet pour certaines associations et pour le CCAS. Cela se fera en fonction de l'ordre d'arrivée", précise Céline Sitouze.
La capacité d'accueil restera inchangée avec 929 places réparties sur l'ensemble de la commune.
- Une rentrée malgré la baisse des contrats PEC -
Interrogée sur les conséquences de la diminution des contrats Parcours Emploi Compétences (PEC), Céline Sitouze assure que la rentrée scolaire ne sera pas perturbée.
La commune perd 130 contrats PEC cette année. Pour maintenir le fonctionnement des écoles, la Ville a recruté 130 agents en contrat à durée déterminée (CDD).
"Ce sont des services obligatoires liés à l'hygiène et à la sécurité, nous ne pouvons pas couper dessus. La rentrée se passera bien au sein de nos écoles. Nous avons veillé à ce que l'éducation reste la priorité et que l'accueil de nos enfants se fasse dans de bonnes conditions", conclut la maire.
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