Dans quelles circonstances le jeune Steve, 16 ans, a-t-il Ă©tĂ© touchĂ© par un tir de flash-ball lui ayant coĂ»tĂ© un oeil dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 fĂ©vrier 2014 lors des incidents au Port ? Pour le procureur de Saint-Denis, il y a en tout cas suffisamment d'Ă©lĂ©ments troublants pour ouvrir une information judiciaire et confier l'enquĂȘte Ă l'Inspection gĂ©nĂ©rale de la police nationale (IGPN), comme l'indique le Journal de l'Ăźle de La RĂ©union. Si les policiers prĂ©sents sur les lieux maintiennent leur version d'un "tir de dispersion", plusieurs tĂ©moignages ainsi que les blessures observĂ©es sur l'adolescent semblent en revanche corroborer la thĂšse des "violences volontaires". Selon le procureur, plusieurs Ă©lĂ©ments laisseraient penser que "le fonctionnaire qui a tirĂ© n'a pas utilisĂ© son arme Ă bon escient".
Le jeune Steve a-t-il Ă©tĂ© poursuivi par un policier avant dâĂȘtre touchĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment par un tir de flash-ball lui ayant coĂ»tĂ© un Ćil ? Câest ce que devra dĂ©terminer lâenquĂȘte menĂ©e par la police des polices, une information judiciaire devant ĂȘtre ouverte pour des faits prĂ©sumĂ©s de "violences volontaires par dĂ©positaire de lâautoritĂ© publique ayant entraĂźnĂ© une infirmitĂ©", prĂ©cise le JIR.
Ce samedi 1er fĂ©vrier 2014, la soirĂ©e semble pourtant plus calme que les deux prĂ©cĂ©dentes au Port. Mais lâaccalmie ne dure pas. Rue Rico-Carpaye, de nouveaux incidents Ă©clatent dans la nuit. Une voiture et des poubelles sont enflammĂ©es, les pompiers et les forces de lâordre sont mobilisĂ©s, des effectifs de la BAC (Brigade anti-criminalitĂ©) de Saint-Denis Ă©tant appelĂ©s en renfort.
DĂšs lors, un attroupement se forme, des galets sont lancĂ©s sur les policiers qui rĂ©pliquent par des tirs de grenades lacrymogĂšnes. Lâun dâelles, dĂ©fectueuse, blesse dâailleurs "trĂšs sĂ©rieusement" Ă la main un fonctionnaire de la BAC, voyant un de ses doigts dĂ©chiquetĂ©.
Câest ensuite que lâIGPN devra faire la lumiĂšre sur le dĂ©roulĂ© exact des Ă©vĂ©nements. Devant lâintervention des forces de lâordre, les jeunes commencent Ă sâenfuir en courant, dont Steve, qui Ă©tait "juste en train de regarder" selon un tĂ©moin. Câest alors que lâadolescent de 16 ans est violemment touchĂ© au visage par un tir de flash-ball. Selon le JIR, il Ă©tait "conscient aprĂšs le tir et a demandĂ© de lâaide Ă une femme qui a alertĂ© les secours", ce qui pourrait expliquer que "le fonctionnaire ait pu repartir sans sâĂȘtre rendu compte quâil avait blessĂ© le lycĂ©en".
Toujours est-il que, de retour au commissariat, les policiers ne font pas Ă©tat dâun Ă©ventuel blessĂ©. Ce nâest que vers 3 ou 4 heures du matin que la gendarmerie les avertis quâun adolescent ayant Ă©tĂ© touchĂ© par un tir de flash-ball a Ă©tĂ© admis Ă lâhĂŽpital Gabriel-Martin de Saint-Paul avant dâĂȘtre transfĂ©rĂ© en urgence au CHU de Bellepierre Ă Saint-Denis.
Le lendemain, dimanche 2 fĂ©vrier, une rĂ©union est organisĂ©e pour Ă©voquer les Ă©vĂ©nements de la nuit passĂ©e. Les policiers affirment quâĂ aucun moment ils ne sont sortis de la voiture et nâont mis le pied Ă terre et que, dâailleurs, ils nâen ont jamais reçu lâordre. Selon eux, le tir de flash-ball Ă©tait un "tir de dispersion", ne visant donc pas un individu en particulier.
Mais si le procureur a dĂ©cidĂ© de saisir la police des polices, câest que cette version a de plus en plus de plomb dans lâaile. Les langues se dĂ©lient peu Ă peu et plusieurs tĂ©moignages de badauds affirment que les policiers seraient bien descendus de leur vĂ©hicule et auraient poursuivi le jeune Steve avant que lâun dâeux ne lâatteignent au visage par un tir de flash-ball. Les blessures observĂ©es sur lâadolescent sembleraient Ă©galement contredire la version du "tir de dispersion".
Ce sont donc des faits prĂ©sumĂ©s particuliĂšrement graves sur lesquels devront se pencher les fonctionnaires de lâIGPN. Il sâagit dâailleurs de la deuxiĂšme affaire de ce type Ă arriver sur le bureau du parquet de Saint-Denis aprĂšs le cas de Nassuir Oili, ce garçon de 9 ans qui avait lui aussi perdu un Ćil suite Ă un tir de flash-ball lors de manifestation contre la vie chĂšre Ă Mayotte en octobre 2011. Le gendarme mis en cause dans cette affaire a Ă©tĂ© renvoyĂ© devant la cour dâassises le 5 dĂ©cembre dernier.
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Que faisait un gamin de 16 ans dans les rues en pleine émeute ?
Pourquoi les parents ne sont ils pas inquiétés ? (supprimé pour prise à partie - webmaster ipreunion.com)
@Rémy : N'allez pas trop loin. Si ils avaient tiré en pleine figure comme vous le dite, ce jeune aurait eu + de dégùt que ça.
Et je le redis, pendant une Ă©meute les personnes normal sont chez eux. Ceux qui osent sortir sont soit des (supprimĂ© pour insulte - webmaster ipreunion.com), soit des dĂ©linquants eux mĂȘme.
soi le flic est incompetent ou soi c'est encore un facho qui veut casser de la racaille ! bref pas de jugement ! le gosse est le produit de l'assisastant a la reunion donc si il etait dans les emeutes on peut le sanctionner juridiquement mais en tout le cas le flic na pas a faire sa! la vrai et la seule question c'est de demander si cest une bavure ou un crime si je ne m abuse
J'ai une idée : Supprimons la police, on sera plus tranquille (nous, les citoyens qui avons le droit de "regarder" des émeutes bien de chez nous qui se déroulent dans NOTRE quartier )
La police y en ki font bien leur taf !mais ayant des amis policiers je doit vous dire ke il ya bcp de ripoux! Bcp abusĂ© de leur grade! Bcp s acharnĂ© sur des jeunes en reinsertion! Perso je crois plus en la justice un jeune volĂ© il a deux ans prisons! Un escroc volĂ© 300000e o conseil general et fait pas une minute de tole! Et ne parlons pas des violeurs ki ont des peines kasi minimum avec trĂšs peu dommage et intĂ©rĂȘt! Un coup poing un viole c presk ke la mĂȘme chose sauf ke pour le viol t moin inkiete! C ke moral!(supprimĂ© pour injures - webmaster ipreunion.com)
@ Alimeme, et alors mĂȘme si c'est un dĂ©linquant, on a le droit de lui tirer dessus en pleine figure ! Si c'est le cas alors pourquoi pas l'achever Ă coups de kalach, ça serait encore plus radical ! ArrĂȘtez de dire n'importe quoi Alimeme et surtout de parlez pas de personne normale car vous n'en ĂȘtes pas une !
Il y a fort à parier que les badauds qui témoignent faisaient parti des délinquants et donc couvre l'un des leurs.
Je ne pense pas que des personnes normale seraient sortie en pleine rue dans une ambiance pareil.