La menace de la disparition prochaine du Quotidien et les difficultĂ©s financiĂšres actuelles du JIR doivent nous interpeler. Sâils ont su trouver leur public, celui-ci ne cesse de diminuer et ces quotidiens de lâinformation nĂ©s dans les annĂ©es cinquante et soixante-dix ont depuis quelques temps beaucoup de mal Ă Ă©quilibrer leurs comptes (Photo d'illustration : sly/www.imazpress.com)
Une situation qui perdure depuis plusieurs annĂ©es en raison, plus particuliĂšrement, de lâĂ©volution des modes de consommation, la multiplicitĂ© des sources dâinformation, la gratuitĂ© des informations sur les rĂ©seaux sociauxâŠ
Ils se battent aujourdâhui pour leur survie. Toutefois, le cas rĂ©unionnais est loin dâĂȘtre isolĂ©. Mais, sur un petit territoire, comme La RĂ©union, la libertĂ© et la pluralitĂ© de la presse sont prĂ©cieuses et chacun, que l'on soit citoyen, Ă©lu, doit sâen faire le garant et permettre aux journalistes de travailler et de poursuivre leur mĂ©tier.
Il est essentiel de préserver cette spécificité ultramarine et de défendre l'équilibre médiatique construit depuis plusieurs années.
Je ne peux rester insensible Ă cette situation car derriĂšre chaque page Ă©crite, se trouvent des femmes et des hommes, des mĂšres et des pĂšres engagĂ©s Ă vĂ©hiculer lâinformation, des familles qui vivent de ce travail offert Ă la lecture de chacun, qui Ă©crivent lâhistoire quotidienne de notre Ăźle et de ses habitants.
Jâappelle les entrepreneurs rĂ©unionnais, eux aussi, Ă sâengager pour la survie du Jir et du Quotidien. Un modĂšle Ă©conomique viable peut et doit ĂȘtre trouvĂ©, il en va de lâĂ©quilibre du paysage mĂ©diatique local et de la bonne information de nos concitoyens.
Jâai sensibilisĂ© le PrĂ©sident de la RĂ©publique, la Ministre de la Culture et le Ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des Outre-mer sur cette situation et ils mâont assurĂ© que lâEtat accompagnerait la sauvegarde de ces deux organes de presse, indispensables Ă notre dĂ©mocratie.
