Le vote unanime de l’Assemblée nationale en faveur de la proposition de loi de réparation pour les « enfants de la Creuse », à l'initiative de Karine Lebon, Députée de La Réunion, marque un moment d’une portée historique et profondément symbolique. C’est une étape décisive, attendue depuis plusieurs années, qui vient enfin reconnaître une souffrance et une injustice longtemps ignorées. (Photo : Sly/www.imazpress.com)
Aujourd’hui, la Nation regarde en face une page sombre de son histoire. Elle reconnaît le déracinement de plus de 2.000 enfants Réunionnais, arrachés à leur terre, à leur famille, à leur identité. Pour beaucoup, cette rupture a laissé des blessures durables, parfois aggravées par la violence, le silence et l’oubli.
Ce vote ouvre la voie à la réparation. Il dit, avec force, que la reconnaissance n’efface pas la douleur, mais qu’elle permet enfin de lui donner un sens, une place, et une dignité.
Le Département de La Réunion salue avec gravité et émotion cette avancée majeure. Le Conseil général hier, et départemental aujourd'hui, a toujours été aux côtés des « enfants de la Creuse » dans leur quête de vérité et de justice.
Par un soutien constant aux initiatives parlementaires, par un engagement fidèle quant au devoir de mémoire, notamment à travers l’installation d'une stèle à l'aéroport Roland Garros, la participation aux commémorations organisées par la FEDD (Fédération des Enfants Déracinés des DROM), et par l’accompagnement des familles en quête de leur histoire, grâce à la mobilisation de nos services sociaux et des archives départementales, la Collectivité n’a jamais cessé d’affirmer que cette histoire dramatique ne devait ni s’effacer ni se banaliser.
Ce combat est d’abord un combat pour l’humanité. Il touche à l’essentiel : le droit de chaque enfant à grandir dans la dignité, à connaître ses origines, à ne pas être privé de son identité.
Ce vote est l'aboutissement d’un combat, mais aussi le commencement d’un chemin. Un chemin exigeant, encore long, mais porteur d’espérance. Un chemin pour permettre aux « enfants de la Creuse » de panser leurs blessures, de se réconcilier avec leur histoire et leur présent, et de se projeter, enfin, vers un avenir plus serein et apaisé.
Le Département restera pleinement engagé à leurs côtés, avec respect, constance et fidélité. Parce que la mémoire éclaire, parce que la reconnaissance apaise, et parce que la dignité humaine demeure le socle sur lequel se construit l’espérance.
