Le mercredi 27 mai 2026, devant le Monument aux morts de la place de la mairie, la ville du Tampon a célébré avec solennité la journée nationale de la Résistance. Instaurée par la loi du 19 juillet 2013, cette journée commémorative correspond à la date de la première réunion du conseil national de la Résistance, présidée par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Nous publions le communiqué de la ville du Tampon ci-dessous. (Photos : ville du Tampon)
Dans la clandestinité, sous l’occupation, des femmes et des hommes venus d’horizons politiques et syndicaux différents décidèrent d’unir leurs forces pour coordonner l’action de la résistance et préparer le retour de la République.
Autour du maire du Tampon, Alexis Chaussalet, de nombreux citoyens, élus, représentants des autorités civiles et militaires, associations patriotiques et anciens combattants se sont réunis pour honorer la mémoire de celles et ceux qui ont refusé la soumission et défendu les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Cette cérémonie a également été marquée par la présence de Younous Omarjee, député européen et vice-président du Parlement européen, ainsi que de Manon Aubry, députée européenne. Une présence hautement symbolique qui a trouvé un écho particulier dans les mots du maire : « La Résistance ne fut pas seulement française. Elle fut par essence européenne, transfrontalière, portée par des femmes et des hommes de tous horizons qui reconnurent, par-delà les langues et les frontières, la même nécessité : résister ensemble à la barbarie. »
Dans son discours, Alexis Chaussalet a rappelé le sens profond de cette journée de mémoire : « Le 27 mai est un rendez-vous avec la mémoire. Un rendez-vous avec notre histoire. Un rendez-vous, surtout, que nous devons à celles et ceux qui, dans les heures les plus sombres de notre pays, ont refusé la soumission, ont défié la peur et ont parfois donné leur vie pour que survive les idéaux républicains. »
Au-delà du souvenir des grandes figures nationales de la Résistance, la cérémonie a mis à l’honneur les résistantes et résistants réunionnais dont l’engagement demeure parfois méconnu. Vingt-quatre portraits ont ainsi été présentés afin de rappeler les parcours exceptionnels de femmes et d’hommes de notre territoire qui ont rejoint les forces françaises libres, participé aux réseaux de résistance ou combattu pour la Libération.
Le maire a notamment évoqué le destin de plusieurs Réunionnais engagés dans la lutte clandestine ainsi que celui d’Hélène Legros épouse Girard, née au Tampon, qui choisit très tôt de rejoindre la France combattante. « Le courage, la détermination et le sacrifice de ces résistantes et résistants nous obligent. Ils nous obligent à ne pas traiter leur mémoire comme un simple ornement de cérémonie », a-t-il souligné.
Tout au long de la commémoration, l’émotion et le recueillement ont accompagné les différents temps protocolaires. À travers les lectures, les dépôts de gerbes et les hommages rendus aux combattants de l’ombre, chacun a pu mesurer l’actualité du message porté par la Résistance : celui du refus de l’injustice, de la haine et de toutes les formes d’oppression.
En rappelant les mots du poète résistant Paul Éluard — « Si l’écho de leur voix faiblit, nous périrons » — Alexis Chaussalet a insisté sur la responsabilité collective de transmettre cet héritage aux générations futures. « Nous sommes ici précisément pour que cet écho ne s’éteigne pas », a-t-il déclaré.
Cette cérémonie a ainsi permis de rappeler que la Résistance n’appartient pas seulement à l’histoire. Elle demeure un héritage vivant qui invite chacune et chacun à défendre, au quotidien, les valeurs démocratiques et humanistes qui fondent notre République.
La ville du Tampon remercie l’ensemble des participants, des porte-drapeaux, des associations patriotiques, des représentants des autorités civiles et militaires ainsi que toutes les personnes présentes pour avoir contribué à faire vivre ce moment de mémoire, de transmission et de rassemblement.







