Réuni en séance plénière ce mercredi 26 novembre 2025, le conseil départemental a dévoilé ses orientations budgétaires pour l'année 2026. Dans un contexte économique particulièrement tendu, marqué par l'augmentation des dépenses sociales et le ralentissement des recettes, la collectivité dit maintenir le cap sur sa mission première : la solidarité. (Photo sly/www.imazpress.com)
Le président du Département, Cyrille Melchior, n’a pas caché la fragilité financière de la collectivité. "Tout le monde est en souffrance, nous sommes tous en souffrance", reconnaît-il. "Mais il faut lutter chaque jour, parce que nous n'avons pas le droit de baisser les bras". Selon lui, le Département demeure "la collectivité des solidarités" et doit continuer d’accompagner les jeunes en difficulté, les familles, les personnes âgées et celles en situation de handicap.
- Des dépenses sociales en hausse -
Le président a rappelé les tensions budgétaires qui pèsent sur l'institution : "Nous avons des dépenses obligatoires qui progressent", il précise. "Ces dépenses sociales pèsent sur le budget, alors même que nos recettes ne progressent pas, et que certaines ont même tendance à diminuer". Écoutez.
À l’échelle nationale, 54 départements seraient proches de la faillite selon l’Assemblée des départements de France. La Réunion, elle, n’est pas déficitaire, insiste Cyrille Melchior. "Nous sommes en difficulté, mais pas en déficit". Un équilibre rendu possible, affirme-t-il, grâce à la recentralisation du RSA obtenue en 2020 : "Cette décision nous a sauvés. Sans cela, nous serions dans une situation bien plus grave".
Pour contenir les charges, le Département poursuit ses efforts internes : réduction des dépenses courantes, maîtrise de la masse salariale, baisse de la consommation énergétique grâce au plan négawatt. "Toutes nos charges de fonctionnement sont diminuées ou stabilisées pour permettre d’assumer les dépenses liées au vieillissement", précise le président. Écoutez.
- Une incertitude nationale qui pèse sur les choix locaux -
L’absence de budget national voté complique par ailleurs l’élaboration du budget primitif 2026. "Certaines mesures nationales impactent directement les finances du Département", rappelle Cyrille Melchior. "Il est difficile de faire un budget quand on ne connaît pas encore le cadre fixé par l’État". Le président assure toutefois rester en lien constant avec le gouvernement pour anticiper au mieux les décisions à venir. Écoutez.
La visite de la nouvelle ministre des Outre-mer, du 27 au 29 novembre 2025, sera l’occasion d’aborder plusieurs dossiers urgents : financement du vieillissement et du handicap, situation face aux addictions et au narcotrafic, maintien de la LBU pour le logement, soutien à l’agriculture locale, équilibre des finances départementales. "Je vais lui rappeler que la solidarité nationale doit pleinement s’exprimer pour soutenir les départements ultramarins", prévient le président.
- Un soutien aux filières de bœuf moka et cabri Péi -
Un rapport spécifique au soutien aux fillières d'éleveurs de boeuf moka et cabri péi a été présenté en séance. "Tout le monde connaît que bœuf moka, cabri péi, ce sont nos traditions, notre culture", souligne Cyrille Melchior. "Si demain le bœuf moka disparaît, c’est une part de notre patrimoine qui s’efface".


Le Département prévoit ainsi une aide de 500 euros par tête de bétail entre 2026 et 2028, pour relancer la filière et encourager les éleveurs. Une vision qui s’étend aussi à l’usage traditionnel de la charrette : "Nous voulons revoir le bœuf et la charrette dans les champs, dans ce maillage entre l’éleveur, le bœuf et la terre". Écoutez.
Malgré un contexte qualifié de "très difficile", Cyrille Melchior se veut rassurant : "Les Réunionnais peuvent compter sur leur Département. Nous restons orientés vers les publics les plus fragiles". L’exécutif affirme ainsi que, même sous tension, la ligne de conduite demeure : maintenir l’action sociale, soutenir les familles, investir dans l’habitat, l’insertion et l’agriculture, et défendre auprès de l’État les besoins spécifiques du territoire.
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.... en souffrance ?? sauf pour les aides individuelles à ST PAUl... allons regarder comment le fameux MELCRON a arrosé les demandeurs d'aides à la rénovation des logements... juste sur ST Paul... y en avait pas assez pour le reste de l'île... Financement de campagne avec l'argent public..; Allez regarder !!!
Alé bat carré à Maurice en rasant les murs pour voir Macron.
Et dans son mercato il y a ke "retour de Gertrude" déclarée ineligible apres voulu etre députée.
Le personnel du département est en souffrance et kes usagers trinquent.
Vos finances sont en souffrance et vous continuez à arroser les communes en leur attribuant des subventions. Saint-Paul est particulièrement bien traité en recrutement de personnel département à l'entretien des routes départementales, pour des colis alimentaires, pour des gerbes de fleurs mortuaires, pour les entreprises ciblées...
Monsieur le Président il faut nourrir le bœuf moka, comme par hasard il y a qu'à St Paul il y a des boeufs Moka il y a un de vos organisateur de votre campagne qui Orchestre tout ça.Alors il faut manger beaucoup des Boeufs Moka ET des CABRIS quand c'est Gratuit, Bon vent pour courir en MARS prochain !!