(Actualisé) Ce mardi 27 janvier 2026, la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a présenté ses traditionnels vœux à la presse, entourée des élus de la commune dionysienne. Elle a dressé un panorama des enjeux internationaux, nationaux et locaux, tout en réaffirmant les priorités de la ville. Le premier édile appelle à la lucidité, à la paix et à la responsabilité collective. (Photos sly/www.imazpress.com)
D’emblée, la maire de Saint-Denis a adressé ses "vœux les plus sincères aux journalistes", plaçant "la santé et la paix" au cœur de ses préoccupations. Dans un contexte international jugé préoccupant, elle a dénoncé "un basculement dangereux vers ce monde dans lequel certains dirigeants s’autorisent désormais à jouer avec les lignes rouges, dans une logique de rapport de force", mettant en péril l’équilibre mondial.
"Il faut refuser la loi du plus fort et défendre la coopération et la stabilité", a-t-elle insisté, alertant sur un climat générateur d’angoisse et de tensions sociales.
- Instabilité internationale et nationale -
Sur le plan national, la maire a pointé "une instabilité politique réelle", soulignant que les collectivités locales deviennent des repères pour les citoyens en période de doute. "Quand le pays va mal, ce sont vers les maires que les habitants se tournent, même lorsque les compétences ne sont pas les nôtres", a rappelé Ericka Bareigts.
Dans ce contexte, la ville de Saint-Denis a fait le choix de la transformation : "La ville doit être un lieu qui protège, un cadre plus bienveillant où la vie conserve toute sa valeur", a affirmé la maire, mettant en avant le travail collectif, la transversalité et l’intelligence du terrain. Écoutez.
- Des projets pour transformer la ville -
Elle a notamment rappelé la mise en place des budgets participatifs, saluée au niveau national, et les actions de végétalisation menées dans une ville parmi les plus denses de La Réunion, avec près de 2.000 hectares de friches reboisées dans l’objectif de faire de Saint-Denis une "ville jardin".
Parmi les projets structurants, la maire a évoqué l’îlot Flamboyant, la transformation de l’ancien Hôtel de Ville qui accueillera plusieurs services de la mairie, d'ici fin 2026 ou encore le téléphérique de la Montagne, dont la procédure administrative est engagée pour une mise en service envisagée en 2029. La modernisation de l’éclairage public, les travaux routiers à hauteur de 5,5 millions d’euros et la rénovation de la piscine du Butor figurent également au rang des investissements majeurs.
- Climat, logement, sécurité, inclusion -
La maire a également évoqué la gestion des crises climatiques : les cyclones Belal et Garance ont marqué un tournant. "Je n’avais jamais connu un phénomène de cette ampleur", a confié Ericka Bareigts, rappelant la mobilisation de l’État, de la Deal, de la Cinor et le déclenchement du fonds exceptionnel après la visite de Manuel Valls dans la ravine du Butor, notamment.
En matière de sécurité, la municipalité poursuit le renforcement de son dispositif avec un total de 277 caméras déployées sur la ville, en lien avec la police municipale et nationale.
Sur le logement, la maire a rappelé la construction de 1.700 logements, un enjeu majeur dans une commune où le taux de propriétaires reste faible (35 %), malgré un taux de logements sociaux atteignant 38 %, conforme à la loi SRU.
- Une ville labellisée -
Saint-Denis revendique également une dynamique sociale et inclusive : développement des centres sociaux, labellisation "Ville amie des aînés niveau or", actions en faveur de la santé, de l’égalité femmes-hommes et les violences faites aux femmes avec l’événement "Fanm Debout", ou encore l’accompagnement des enfants en situation de handicap.
Côté attractivité, la ville se classe deuxième commune touristique de l'île, devant Saint-Pierre (en terme d'offre de logement touristique), portée par une proposition hôtelière renforcée et des événements ayant attiré près de 80.000 personnes lors des festivités telles que le 20 Desanm ou la fête de la musique.
Sur le plan financier, la maire a souligné "une gestion saine", avec 310 millions d’euros investis sur la mandature, une dette réduite de 18 millions d’euros et un taux de fiscalité parmi les plus bas de l’île. "Maintenir cette trajectoire n’est pas chose aisée, surtout lorsque l’État ne suit pas toujours ses engagements", a-t-elle toutefois averti.
- Les dangers de l'IA et le rôle de la presse -
Enfin, la maire a évoqué l’impact des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle sur le débat public. "On ne peut pas gouverner à partir des ressentis ou des émotions qui circulent sur les réseaux", a-t-elle estimé, saluant le rôle essentiel de la presse pour " faire vivre le débat démocratique et produire des dossiers de fond". Écoutez.
En conclusion, Ericka Bareigts a adressé un message appuyé a la presse réunionnaise et aux dionysiens: "Je nous souhaite de garder une démocratie vivante. Que vive 2026 et que vive la presse".
vg / www.imazpress.com / [email protected]






Une mairie ambitieuse, travailleuse et qui fait de bons choix.
N'a un temps pour tout maintenant y faut partir laisse un jeune surtout pas de out bande ler bon ou la fait assez ou la bien ramasser aller et viens pi
Une excellente maire