Ce mercredi 14 janvier 2026, sort dans les salles obscures de France hexagonale – un mois après sa parution à La Réunion – ,le film "Furcy, né libre". Ce long métrage réalisé par Abd Al Malik, raconte l'histoire vraie de Furcy, esclave né à La Réunion au début du XIXe siècle et son combat pour la reconnaissance de ses droits. Inspiré par le livre "L'Affaire de l'esclave Furcy" de Mohammed Aïssaoui, le réalisateur espère que ce nouveau film mettra en lumière sa lutte pour faire abroger officiellement le "Code noir". Cette abrogation sera examinée à partir du lundi 19 janvier par l'Assemblée nationale (Photo D.R.)
"Pendant que je travaillais sur ce film, je me suis rendu compte que le code noir écrit par Colbert n'avait jamais été abrogé officiellement", explique dans l'émission Le Quotidien, le réalisateur Abd al Malik. Écoutez.
Le Code noir, promulgué en 1685, encadrait la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises d'Outre-mer.
Le réalisateur a alors a écrit une lettre à la présidente de l'Assemblée nationale, "afin de faire bouger les choses et l'abroger".
En mai 2025, interrogé par le président du groupe Liot à l’Assemblée nationale, François Bayrou, alors premier ministre, avait dit la "volonté du gouvernement" d’abroger le Code noir, qui ne l’a jamais été en dépit de l’abolition de l’esclavage en 1848.
Un projet de loi sur l’abrogation du Code noir sera examiné à partir du 19 janvier 2026.
- "Furcy, né libre" -
Ce film montre le combat mené par un esclave devant les tribunaux pour faire accepter sa liberté et sa condition d’être humain.
À la mort de sa mère, l’esclave Furcy, joué par Makita Samba, découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre.
Avec l’aide de Romain Duris dans le rôle d’un procureur abolitionniste, il entame un combat de 27 ans pour recouvrer sa liberté.
Dans cette bataille, l'esclave doit notamment affronter Vincent Macaigne dans le rôle de Lory, son propriétaire farouchement opposé à sa remise en liberté.
Abd Al Malik estime d’ailleurs que son long-métrage est "un questionnement sur l’abolition" plus que sur l’esclavage lui-même
- Un film inspiré d’une histoire vraie -
Furcy, né libre se base sur la véritable histoire de Furcy, racontée dans L’affaire de l’esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui, lauréat en 2010 du prix Renaudot de l’essai.
En 1817, à La Réunion, alors appelé l’île Bourbon, l’esclave Furcy ose contester à son maître Lory sa qualité d’esclave et se prétend né libre, d’une femme d’origine indienne, Madeleine, qui aurait dû être affranchie des années plus tôt lors d’un voyage en France.
Pendant plus d’un quart de siècle, de 1817 à 1843, Furcy lutta pour tenter de prouver sa condition d’homme libre. Ce long combat le mènera d’abord en prison à Bourbon, à l’île Maurice en tant qu’esclave puis affranchi et jusqu’à Paris où ses prétentions seront enfin reconnues par la justice française.
À La Réunion l'esclavage a été aboli le 20 décembre 1848.
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