Un accord a été trouvé

BTP : "la menace de grève est écartée à court terme", selon le préfet

  • Publié le 7 février 2024 à 20:31

Dans le secteur du BTP "à court terme, la menace de grève est écartée", a déclaré le préfet ce mercredi 7 février 2024 à l'issue d'une réunion de médiation de 4 heures entre le patronat et l'intersyndicale du BTP. Un accord pour une augmentation de 1,9% a été trouvé (Photo sly/www.imazpress.com)

La médiation menée par Jérôme Filippini aura donc réussi à débloquer la situation. Ce qui ne semblait pas acquis puisque les négociations sur les revalorisations salariales étaient au point mort, malgré des échanges, lundi, dans les locaux de la Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail (DEETS).

Après plus de quatre heures de négociations, la FRBTP (Fédération Réunionnaise du Bâtiment et des Travaux Publics), la CAPEB (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et l'intersyndicale du BTP se sont mises d’accord pour une augmentation des salaires de 1,9% à partir d’aujourd’hui. Le Préfet se félicite de cette sortie de crise : "c’est une avancée très importante, une avancée pour La Réunion. S’il y avait eu grève ça n’aurait été bon pour personne, ni pour les salariés, syndicats, entreprises, et Réunionnais".

Du côté des syndicats, Johnny Lagarrigue, secrétaire général de la CFDT BTP souligne lui "qu’il s’agit d’une augmentation de la moitié de l’inflation, c’est une petite avancée". L’intersyndicale indique qu’ils continueront à négocier une hausse des salaires au-dessus de l’inflation lors des prochaines réunions.

Anthony Lebon président de la FRBTP explique de son côté que "l’accord était important pour la filière, le BTP, et surtout pour le territoire. Pour autant, la filière reste en grande difficulté, avec des indicateurs que vous connaissez bien, des crises et liquidations sans précédent, une annonce de 30% en moins de la commande publique".

Il indique ne pas être fermé pour une nouvelle augmentation des salaires, à condition d’avoir "une avancée de démarrage de 30% dans tous les marchés publics, l’entrée en secteur de compétitivité renforcé du BTP, et enfin une visibilité sur le futur, avec un pourcentage de LBU (bâtiment unique) plus conséquent". 

Dans un communiqué la prefecture annonce, "des nouveaux échanges prévus d’ici une quinzaine de jours. Au regard des enjeux du secteur, les différentes parties prenantes se sont engagées à mettre en place des stratégies collectives pour répondre aux défis de la filière BTP. Le préfet et les services de l’État poursuivront ce dialogue avec les partenaires sociaux de la branche et tous les acteurs de la construction à La Réunion."

Lire aussi - Revendications salariales : l'intersyndicale appelle à la grève illimitée dans le BTP

lc/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com

 

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2 Commentaires
Romuald
Romuald
1 semaine

Les patrons du BTP nous disent qu'ils ne peuvent pas augmenter les salaires des ouvriers parce que les matériaux nécessaires aux constructions ont fortement augmenté.
Eux ont les moyens d'aligner leurs prix de vente sur l'inflation.
Mais nous travailleurs n'aurions pas les mêmes droits alors que les prix de l'alimentation, des loyers, de l'électricité, des médicaments, des assurances explosent ?
Eh bien non, nos salaires devraient augmenter au même rythme que les prix.
Pas question d'accepter deux poids, deux mesures.
Les mêmes droits pour tous, c'est le principe qui devrait être respecté dans les NAO ("égalité", un des trois principes de la République, pour rappel !)

HULK
HULK
1 semaine

Même pas peur!