Saint-Denis

Agression au collège Juliette Dodu : les syndicats réagissent

  • Publié le 17 septembre 2015 à 08:00
 Syndicat UNSA

Suite à l'agression d'un professeur au collège Juliette Dodu de Saint-Denis ce mercredi 16 septembre 2015, les syndicats ont tenu à témoigner leur soutien à leur collègue. Nous publions leurs réactions ci-dessous.

SNALC/FGAF :

"Le SNALC/FGAF tient à  apporter son soutien au professeur agressé au  collège Juliette Dodu et demande un réel plan d'action contre la violence à l'égard des professeurs dans les établissements. Il faut que les équipes siégeant dans les conseils de discipline, indispensables en cas de non respect grave du règlement intérieur, soient ancadrées lors de ces réunions. De telles violences doivent être lourdement sanctionnées. Il est grand temps de faire vivre les valeurs républicaines dans les collèges par le respect des professeurs."

SE-UNSA :

"Le SE-UNSA apporte son soutien à l’enseignant agressé par une élève au collège Joliette Dodu ainsi qu’à toute l’équipe éducative.
Le SE-UNSA demande à ce que l’élève auteur de l’agression soit sévèrement sanctionnée.
Le SE-UNSA souhaite qu’une réflexion approfondie soit menée pour prévenir ces dérives violentes qui touchent de plus en plus de collégiens.
Cela pose le problème du suivi de ces élèves en pleine dérive, suivi social et éducatif, la question des besoins en personnel éducatif et d’assistance social est posée."

www.ipreunion.com

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1 Commentaires
mécoué
mécoué
10 ans

Si, perspective, logique, rationalité, bon sens, responsabilité…, font partie de l’intelligence, globalement ces qualités semblent ici avoir disparu.

La fuite de nos responsabilités d’adulte suite à « incitation » par spécialistes en tout genres, entraîna par démission sur démission à cautionner le « jeunisme » et ses funestes déclinaisons. Nous faisons depuis que ce fléau a été adopté par la majorité d’entre-nous, que « saboter » l’avenir de nos jeunes. Par ceux là même qui prônent ce jeunisme outrancier ( pas de sanction, moins d'heures de présence…), ne veulent pas en assumer les conséquences ?

Dans le cas de cette élève, qu’il s’agisse là, de caprice ou de maladie, en quoi un tel battage médiatique aiderait à résoudre son problème de violence, si tel est le cas ? Par analogie est-ce que l’ouvrier victime d’un coup sur les doigts, devrait aussi faire appel à la presse et envisager même un procès contre son « marteau » ?

Sans faire la part belle au mimétisme comme l’y incite le traitement actuel, ce genre d’incident, doit trouver sa solution comme cela se pratiquait, que dans l’enceinte scolaire.
Solutions probables :
1) Dans le cas d’un caprice, l’exclusion ne peut pas être envisagée, au contraire quelques heures ou jours de colle pour l’élève indiscipliné, avec sollicitation financière des parents pour réparation s’il y a, suite à l’acte dégradation de bien ;
2) Si cette attitude relève d’une maladie, l’élève doit être soigné et dirigé vers un établissement spécialisé.
L’affaire en tout état de cause, aurait du être réglé efficacement dans la plus grande discrétion avec les personnes concernées, car le grand public là, en aucune circonstance n’y peut quelque chose.

Dans ce monde de plus en plus dur si le laxisme qui n’est en rien comparable à la nécessaire tolérance ; si la fuite face à sa responsabilité par recherche de camouflage derrière le droit, continuent sur la lancée il faut craindre sérieusement pour l’avenir de nos jeunes, qui se retrouvent de plus en plus enfermés hélas par nos manquements dans la « symbolique du fils à papa ».
Les Educateurs doivent redevenir ceux qu’ils n’auront du cesser d’être et protégeons en tout domaine nos enfants.
Pour cela il est indispensable que l'enseignant de vocation se sent aussi épauler et les parents pas mis à l'index pour 2 "zébrures" apparues sur le mollet de son enfant suite à désobéissance répétées..