Iedom : un premier trimestre dynamique, avant l’impact de la crise au Moyen-Orient

  • PubliĂ© le 4 juin 2026 Ă  17:24
  • ActualisĂ© le 4 juin 2026 Ă  17:27
IEDOM

Ce jeudi 4 juin 2026, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (Iedom) publie les Tendances conjoncturelles relatives au 1er trimestre 2026. L’indicateur du climat des affaires (ICA) augmente de 1,6 point pour atteindre 103,8. Preuve d'une orientation globalement favorable. Les entreprises répondantes indiquent que leur volume d’activité s’est apprécié, et que leurs effectifs sont en hausse au 1er trimestre. Si les intentions d’investissement sont bien orientées, elles craignent déjà les conséquences du conflit au Moyen-Orient, contexte susceptible d’entraîner des tensions inflationnistes dès le 2ᵉ trimestre. (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)

Selon une étude publiée ce jeudi 4 juin 2026 par l’Iedom, l’inflation à La Réunion demeure contenue en mars d’après l’indice des prix à la consommation mesuré en glissement annuel, alors qu’elle enregistre une progression plus importante au niveau national (+1,7 %). Cet écart s’explique par la régulation du prix des carburants sur l’île, qui repousse l’accélération de l’inflation à avril (+1,2 % en glissement annuel).

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Les conditions sur le marché du travail s’améliorent au 1er trimestre, prolongeant la dynamique observée fin 2025. Les professionnels interrogés indiquent que leurs effectifs sont en hausse. En parallèle, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A recule fortement (-5,9 % sur le trimestre, donnée CVS-CJO) pour atteindre 110 520 personnes. "Cette orientation favorable pourrait toutefois s’affaiblir au regard des perspectives pour l’année : les projets de recrutement sont en baisse (-3,0 %, soit 1 100 projets) selon l’enquête BMO de France Travail", explique l'Iedom dans son communiqué.

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D'après l'étude de l'Iedom, la consommation des ménages traduit toujours un certain attentisme. Elle progresse dans le commerce, mais reste atone dans les services. Les importations de biens durables augmentent ainsi de 1,4 % sur le trimestre. Par ailleurs, les difficultés financières persistent pour une partie des ménages : le nombre de dossiers de surendettement déposés auprès de l’IEDOM progresse de 28,9 % sur un an.

Les secteurs du BTP, de l’industrie et de l’agriculture se distinguent par une activité dynamique, tandis que le commerce et les services restent en retrait. Le climat international constitue une préoccupation majeure dans l’ensemble des secteurs, en raison des risques de hausse des charges et de dégradation des trésoreries. 

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- Un 2e trimestre marquées par les incertitudes -

Au 2ᵉ trimestre 2026, le contexte international, marqué par la persistance du conflit au MoyenOrient, pèse davantage sur l’économie locale. Cette situation alimente une remontée des anticipations d’inflation et dégrade le moral des ménages comme celui des entreprises. Ces dernières tendent à différer leurs décisions d’investissement dans l’attente d’une meilleure visibilité. 

La forte augmentation des prix des carburants intervenue en avril 2026 constitue un facteur déterminant de ce retournement. "Elle se traduit par une baisse de la consommation des ménages, notamment pour les dépenses discrétionnaires, dans un contexte où le pouvoir d’achat est déjà contraint", explique l'Iedom.

Par ailleurs, la hausse attendue des coûts des intrants renforce les inquiétudes des acteurs économiques. Elle fait craindre un regain d’inflation, susceptible de peser à la fois sur les marges des entreprises et sur le pouvoir d’achat des ménages. Dans ce contexte, les perspectives économiques apparaissent plus fragiles, avec un risque de ralentissement de l’activité au cours des prochains mois. 

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