Pokémon Go, l'application mobile qui défraie la chronique

Attrapez-les tous !

  • PubliĂ© le 13 juillet 2016 Ă  09:58
Pokémon attrapez les tous

Disponible gratuitement sur smartphone, le jeu Pokemon Go a déjà rencontré un vif succÚs en Australie, Nouvelle-Zélande et Amérique du Nord. Téléchargée plus de 7 millions de fois, l'application est prévue pour fin juillet en France. Mais ils sont une poignée d'impatients à avoir installé le jeu grùce à des chemins détournés. Car son concept, novateur, a de quoi séduire : via l'écran d'un smartphone, des Pokemons apparaissent dans l'environnement quotidien. Surveillez votre chambre ou votre jardin, un Pikachu pourrait bien s'y trouver.

"Un jour, je serais le meilleur dresseur !" : si vous lisez ces mots en chantant, vous ĂȘtes sans doute de la gĂ©nĂ©ration PokĂ©mon. Et si Pikachu, Dracofeu, TogĂ©pi n’ont pas de secrets pour vous, cette nouvelle appli qui fait fureur aux Etats-Unis vous intĂ©ressera forcĂ©ment. Une fois installĂ©e, elle permet grĂące Ă  l’appareil photo et Ă  la gĂ©olocalisation de faire apparaĂźtre les crĂ©atures
 tout prĂšs de soi ! Son concept basculant le virtuel dans le rĂ©el a dĂ©jĂ  rencontrĂ© des milliers d’adeptes et rĂ©coltĂ© plus d’un million de dollars.

 

 

 

BaptisĂ© Pokemon Go, ce jeu pour mobile n’est pourtant proposĂ© en tĂ©lĂ©chargement lĂ©gal que dans trois pays pour le moment. En Australie, Nouvelle-ZĂ©lande et aux Etats-Unis, ils sont donc une plĂ©iade de chanceux Ă  parcourir les rues, smartphone Ă  la main, et yeux rivĂ©s sur l’écran prĂȘts Ă  capturer des pokemons sauvages.

 

 

En France et Ă  La RĂ©union, ils sont dĂ©jĂ  quelques uns Ă  y jouer en avant-premiĂšre. Pour l’acquĂ©rir dans ces conditions, un long processus est nĂ©cessaire. Il n’a pourtant pas freinĂ© les plus impatients, tant ce concept de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e a sĂ©duit tout une gĂ©nĂ©ration. Et derriĂšre ce loisir infantile dont le nombre d’adeptes a dĂ©passĂ© celui des utilisateurs de Tinder (application de rencontres), se cache un business florissant. En l’espace de cinq jours, il a Ă©tĂ© tĂ©lĂ©chargĂ© plus de 7 millions de fois, uniquement aux Etats-Unis ! Un engouement incroyable, qui a aussi engrangĂ© un bĂ©nĂ©fice de 1,6 millions d’euros. Car, si l’installation du jeu est gratuite, les joueurs peuvent dĂ©bourser des sous
pour progresser plus rapidement. Ils peuvent ainsi gagner des techniques pour attraper des pokĂ©mons plus facilement et monter en expĂ©rience. Et ça a dĂ©jĂ  donnĂ© des idĂ©es Ă  quelques-uns.

 

 

 


Mais Ă  succĂšs rapidement acquis, travers jamais bien loin. Des histoires drĂŽles, inattendues et mĂȘmes inquiĂ©tantes sont rapidement nĂ©es de ce jeu qui dĂ©fraie la chronique. En France, la semaine derniĂšre, un commissariat avait Ă©tĂ© pris pour cible, en Grande Bretagne, un homme a vu sa maison servir d’arĂšne pour des affrontements entre joueurs.

Beaucoup plus inquiĂ©tant, les forces de l'ordre du Missouri, aux Etats-Unis, ont Ă©tĂ© prĂ©venus d’un larcin peu commun. Une bande de quatre individus cagoulĂ©s a dĂ©robĂ© les effets personnels d’adolescents
 en les attirant dans un parking dĂ©sert via PokĂ©mon Go. L’explication est simple : lorsque le joueur doit se rĂ©approvisionner en pokĂ©balls ou autres objets, il doit se rendre sur un PokĂ©stop. Les voleurs ont ainsi commis leur larcin en se servant de l’appli comme appĂąt. Encore plus effrayant : alors qu’elle Ă©tait en quĂȘte d’un PokĂ©stop, une jeune fille n’a pas eu le temps de racheter des PokĂ©balls. Entre-temps, elle est tombĂ©e sur un cadavre.

Visiblement en passe de devenir culte, le jeu prĂ©sente un caractĂšre immersif Ă  double tranchant. Car si des malfrats et autres dĂ©linquants ont dĂ©jĂ  mis la main dessus, PokĂ©mon Go encourage aussi les jeunes Ă  sortir de chez eux et Ă  parcourir le monde
 le regard rivĂ© sur le smartphone. Ouvrez l’Ɠil et levez le nez : attraper un Papillusion ou Dracofeu pourrait devenir plus dangereux que prĂ©vu.

 

www.ipreunion.com

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