Réviser avant la rentrée

Cahiers de vacances : apprendre en s'amusant

  • PubliĂ© le 23 juillet 2022 Ă  11:38
  • ActualisĂ© le 23 juillet 2022 Ă  11:42
Cahiers de vacances

Les grandes vacances scolaires sont synonymes de repos, d'amusement, de voyage ou encore de fĂȘte. Mais pour les marmailles les rĂ©visions rodent et trainent les cahiers de vacances dan leur sillage. En France, des milliers voire des millions d'exemplaires sont vendus chaque annĂ©e. Il en existe pour tous les niveaux et pour tous les Ăąges. Entre les maillots de bain, la crĂšme solaire, les bocaux de piments, il fait sa place dans les valises des vacanciers français depuis prĂšs de 89 ans. Pour les enfants, c'est un moyen de continuer Ă  travailler tout en s'amusant (Photo : rb/www.ipreunion.com)

Le cahier de vacances a Ă©tĂ© inventĂ© en 1933 par le français Roger Magnard. Et depuis, les familles françaises l’ont adoptĂ©es. En 2021, environ 5 millions d’exemplaires ont Ă©tĂ© vendus en France, selon Le Parisien.

Utiles, agréables à faire ou encore nécessaire pour entretenir sa mémoire, ces carnets sont (presque) des indispensables pour occuper son temps libre durant les grandes vacances et pour attaquer la grande rentrée sereinement.

Pour une mĂšre de famille en vacances Ă  La RĂ©union avec ses marmailles, "on a l’habitude d’en prendre. Ça prĂ©pare mieux les enfants Ă  l’annĂ©e suivante et comme ce n’est pas trĂšs studieux ça leur permet de s’amuser en apprenant". Ses enfants l’assurent, les cahiers de vacances permettent de mieux prĂ©parer la rentrĂ©e. "Ça s’est toujours bien passĂ© quand on les a fait", "ce n'est pas bien de ne rien faire, il ne faut pas complĂštement lĂącher les cours pour ne pas avoir du mal au moment de rentrer en classe", disent-ils successivement.

La tendance se confirme dans les magasins. Plus d’une dizaine de maisons d’édition en proposent chaque annĂ©e. Hachette, Nathan, Hatier, etc. Comme l’explique Jessica Lebeau, employĂ©e de librairie, les parents continuent d’en acheter pour les enfants. Mais comme tous les produits en ce moment, le prix des cahiers de vacances augmentent. Regardez :

Pour un couple de vacanciers, qui n’ont plus d’enfant Ă  charge, ils racontent que "quelques semaines avant la rentrĂ©e, on leur faisait faire les carnets de vacances. Ça les remettait dans le bain avec un petit peu de rĂ©vision. Mais bon, ils aimaient moyennement en faire
 Ce n’était pas impĂ©ratif non plus", s’exclament-ils sourire aux lĂšvres

- Réviser ses cours de l'année précédente au détriment des cahiers de vacances -

Si certains parents sont favorables aux cahiers de vacances pour que l’enfant puisse continuer à apprendre en s’amusant, d’autres estiment que les vacances c’est fait pour se reposer.

Pour JoĂ«l de Palmas, enseignant de Terminal, dans un lycĂ©e professionnel de La RĂ©union, "les maisons d’édition ne mettent pas toujours Ă  jours leurs manuels. Comme il y a du stock, il faut qu’ils les vendent. Je suis dĂ©jĂ  tombĂ© sur des carnets avec un retard au niveau des cours proposĂ©s. Les lois changent tout le temps donc les cahiers ne sont pas forcĂ©ment Ă  jour", tĂ©moigne-t-il. 

Il estime que rĂ©viser ses cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente et regarder les prochaines notions prĂ©vues pour la rentrĂ©e suffisent Ă  se prĂ©parer. "AprĂšs mĂȘme sans les cahiers de vacances, on peut continuer Ă  se cultiver. Sur internet on retrouve de multiples exercices", explique-t-il. "Et puis l’enfant a besoin de se reposer
", termine-t-il.

- Apprendre en famille -

Pour Sophie (nom d’emprunt), c’est bien de pouvoir donner quelques exercices Ă  faire Ă  ses enfants durant les grandes vacances scolaires. "Aujourd’hui les enfants sont soient sur l’ordinateur, soient sur leur tablette. Ils oublient la lecture, l’écriture. Mais il ne faut pas leur imposer. On leur propose de travailler une petite heure dans la journĂ©e aprĂšs avoir pris un bon goĂ»ter par exemple", poursuit-elle.

De son cĂŽtĂ©, Serge Lebon, coach en parentalitĂ© LeBon Pas, estime que les cahiers de vacances permettent de faire de l’apprentissage tout en s’amusant. "C’est aussi pour occuper l’enfant qu’on peut lui donner ces exercices". Il poursuit que les parents doivent Ă©galement ĂȘtre impliquĂ©s dans cette activitĂ©.

"C’est l’apport en plus avec les parents qui expliquent aux enfants. Cela rend alors plus attractif le cahier de vacances". Car pour lui il faut aussi "apprendre en s’amusant".  Si ces carnets ne sont pas lĂ©gion dans les foyers rĂ©unionnais, le coach en parentalitĂ© rappelle que pour continuer Ă  apprendre pendant les vacances, il existe d’autres alternatives, tout aussi enrichissantes.

"On peut faire de la pñtisserie pendant les vacances ; il y a des notions de maths de poids, de mesures par exemple. Aprùs avec mes enfants, on s’amuse à compter le nombre de panneaux publicitaires sur la route, le nombre de voitures avec une certaine couleur, etc".

De quoi rĂ©viser avec originalitĂ© les mathĂ©matiques. Enfin le coach et pĂšre de famille, recommande par la mĂȘme occasion aux parents de faire des activitĂ©s avec les marmailles s’ils ne font pas le choix de prendre des cahiers de vacances.

Pour tout achat de cahiers de vacances, comptez en moyenne entre 5 et 9 euros, pour les classes de primaires, maternelle et collÚges. Un nouveau chef de dépense, en plus des effets scolaires à acheter avant le retour sur les bancs de l'école.

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ef/ www.ipreunion.com / [email protected]

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