Ce lundi 16 septembre 2024, la liquidation de la Croix Marine a été prononcée par le tribunal judiciaire de Saint-Denis. Le 27 mai 2024, le préfet de La Réunion avait pris un arrêté, suspendant pour six mois "l'autorisation d'un service délégué la protection des majeurs et d'un service délégué aux prestations familiales pour l'association Croix Marine". Cette décision avait été prise en raison de dysfonctionnements financiers présumés "susceptibles de revêtir la qualification pénale d'escroquerie, abus de confiance, de détournement de fonds au préjudice de majeurs protégés". L’association employait 57 salariés, et elle gérait la tutelle et la curatelle de 1 500 majeurs protégés à La Réunion (Photo : www.imazpress.com)
Les faits présumés ont été dénoncés en février 2024 par la présidente démissionnaire de cette association spécialisée dans l'accueil et la protection des personnes majeurs placées sous tutelle ou sous curatelle.
L'ancienne dirigeante avait révélé "des faits de vol au préjudice d'une personne âgée, d'escroquerie en bande organisée (...) par des personnes extérieures et non par le personnel dirigeant (de l'association - ndlr), accentuant ainsi les craintes de dissimulation de faits aussi graves, en contradiction avec la mission de protection des majeurs protégés" note le préfet dans son arrêté.
Tous les membres du conseil d'administration de l'association ayant démissionné en février dernier, le représentant de l'Etat notait ensuite que "les dysfonctionnements majeurs et les faits susceptibles de revêtir la qualification pénale d'escroquerie, abus de confiance de détournement de fonds au préjudice de majeurs protégés ont été rendus possibles par des insuffisances dans l'organisation administrative et comptable et les difficultés en raison de l'absence de gouvernance".
Le préfet notait aussi que la "dissimulation d'informations portant sur les comptes bancaires des majeurs protégés au sein de l'association ne garantit pas ainsi la sincérité des comptes rendus de gestion annuels remis aux juges du contentieux".
Le représentant de l'Etat indique aussi dans son arrêté que le 7 mai dernier le "responsable administratif et financier (de l'association ndlr) a alerté sur les difficultés financières de l'association faisant courir un risque supplémentaire à l'association déjà impacté par des dysfonctionnements graves et non résolus".
Cette accumulation d'éléments a d'autant plus motivé la décision du préfet que "des faits similaires de malversations se sont produit en 2014 - 2015".
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Cela ne m'étonne qu'à moitié. Ma curatrice, à La Réunion, était de chez eux. Et franchement, il y avait des trucs louches... vraiment. Le comportement de deux d'entre eux justement. Donc pas surprise.
Le directeur est toujours là aucune sanction alors que le préfet avait donné un mois pour répondre aux injonctions et recommandations et que tout était prêt à être envoyé. Idem aucune suite pour la présidente qui a couvert des malversations de la gouvernance en 2015 en harcelant une salariée qui les avait fait remonter et a été mise au courant des malversations de 2023 le jour même et n’a rien fait. Membres du CA et direction sont tous prêts à recommencer ailleurs …
Depuis de nombreuses années il est dit que de l'argent "disparait" et que des mandataires abusent de leur pouvoir, sur les personnes vulnérables. Quid du parcours du directeur. Renvoyé de L'ESAT de Petite-Île, problème de gestion de caisse..,puis d'une association de personnes en situation de handicap. Le gars est un peu louche