Du 20 au 26 mai, 904 cas ont été confirmés. AprÚs le passage du pic épidémique fin avril (à plus de 1 300 cas déclarés par semaine), le nombre de cas signalés est actuellement en baisse. Néanmoins, la circulation du virus persiste à un niveau élevé et la dispersion des cas se poursuit sur l'ßle. Pour lutter contre l'épidémie, 50 agents de la sécurité civile sont venus renforcer les équipes de la lutte anti-vectorielle, pendant plus de 2 mois. Leur mission prend fin cette semaine, mais la mobilisation de l'ensemble des acteurs locaux se poursuit sur le terrain (ARS, SDIS, communes et intercommunalités).
Situation épidémiologique au 04 juin 2019 (données de la Cire OI, Santé Publique France)
MalgrĂ© la baisse du nombre de cas observĂ©e depuis un mois, la dispersion du virus se poursuit sur de nombreuses communes. Ainsi, depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, plus de 14 000 cas ont Ă©tĂ© confirmĂ©s avec environ 1 000 cas signalĂ©s chaque semaine. Il sâagit lĂ des personnes pour lesquelles une analyse biologique a confirmĂ© la maladie.
âą Les communes du sud sont toujours celles oĂč sont signalĂ©s le plus grand nombre de cas. Les foyers de Saint-Louis, Cilaos et la Plaine des Cafres sont en baisse, tandis que les autres se stabilisent. Saint-Pierre est la commune qui compte actuellement le plus de cas.
âą Dans lâouest, une augmentation du nombre de cas est observĂ©e Ă la Possession, au Port, Ă la Saline les Hauts, au Guillaume, Ă Saint-Gilles les Hauts et Ă Piton Saint-Leu. Le nombre de cas est stable dans les autres communes de lâouest qui compte Ă prĂ©sent pour plus dâun quart des cas.
⹠Dans le nord, le nombre de cas est en augmentation à Sainte-Clotilde et la Montagne, il se stabilise à Saint-Denis et Sainte-Suzanne et il baisse à Sainte-Marie. Le nord compte à présent pour 5% du nombre de cas total.
Dans lâest, le nombre de cas signalĂ©s reste faible (1 Ă 2% de lâensemble) : il est stable sur Saint-AndrĂ© et Sainte-Rose tandis quâil baisse ailleurs.
Depuis le début de l'épidémie
⹠Plus de 21 000 cas autochtones confirmés (soit plus de 14 000 cas depuis le 01/01/2019)
âą 2 043 passages aux urgences (dont 1 568 passages aux urgences depuis le 01/01/2019)
⹠Plus de 63 000 cas cliniquement évocateurs (dont prÚs de 37 000 cas depuis le 01/01/2019)
⹠15 décÚs, dont 8 directement liés à la dengue. (Depuis le 01/01/2019 : 9 décÚs, dont 5 directement liés à la dengue).
La mission des militaires de la sécurité civile se termine
Au regard du pic épidémique, initialement prévu mi-avril, 50 militaires (10 agents coordonnateurs et 40 agents de lutte anti-vectorielle) de la sécurité civile étaient arrivés mi-mars à La Réunion, pour renforcer le dispositif de lutte anti-vectorielle (LAV) local.
Durant plus de 2 mois, ces militaires de la sĂ©curitĂ© civile ont appuyĂ© les Ă©quipes du service LAV de lâARS OcĂ©an Indien et les pompiers volontaires du SDIS 974 dans leurs actions de traitement des zones de circulation du virus. Ces militaires ont Ă©galement participĂ© Ă la coordination des opĂ©rations communales dans les diffĂ©rents arrondissements.
Leur engagement a permis de renforcer la mobilisation des moyens sur le terrain au plus fort de lâĂ©pidĂ©mie, avec plus de 200 agents intervenants au quotidien en porte-Ă -porte dans lâensemble des quartiers touchĂ©s par la dengue.
Ce dispositif renforcĂ© de lutte anti-vectorielle a ainsi contribuĂ© Ă limiter la propagation du virus et lâampleur de la vague Ă©pidĂ©mique. Avec le dĂ©part de ces renforts nationaux, la mobilisation sur le terrain demeure importante en ce mois de juin avec 135 agents de lâARS (titulaires et intĂ©rimaires) et 50 pompiers volontaires du SDIS qui continuent Ă intervenir quotidiennement autour de lâensemble des cas signalĂ©s.
Les répulsifs, un moyen incontournable pour lutter contre la dengue
Bien que le nombre de cas de dengue soit en diminution ces derniĂšres semaines, les autoritĂ©s sanitaires rappellent Ă la population de rester vigilante et de se protĂ©ger en utilisant des rĂ©pulsifs cutanĂ©s. En effet, lâutilisation des produits rĂ©pulsifs est lâune des mesures les plus sĂ»res pour lutter contre la propagation de la dengue.
Comment bien utiliser les répulsifs ?
âą Appliquer le matin et le soir (pĂ©riodes dâactivitĂ© maximum des moustiques)
âą DurĂ©e de la protection : de 4 Ă 8 heures selon la nature et la concentration de la substance active ainsi que des conditions dâutilisation (tempĂ©rature et humiditĂ© ambiantesâŠ)
⹠Ne pas appliquer sur les muqueuses ou sur des lésions cutanées
âą Des produits spĂ©cifiques sont rĂ©servĂ©s pour lâenfant et la femme enceinte.
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