Ce mardi 24 avril 2018, la forte tempĂȘte Fakir a frappĂ© durement et subitement La RĂ©union. ChaussĂ©es inondĂ©es, routes dĂ©gradĂ©es, fortes pluies et rafales Ă plus de 150 km/h dans les hauts : pendant quelques heures, La RĂ©union a fait face Ă des conditions de circulation particuliĂšrement difficiles. Et si le prĂ©fet a invitĂ© chacun Ă Ă©viter au maximum les dĂ©placements, aucune alerte n'a pour autant Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e. Et la question de se poser : l'ampleur du phĂ©nomĂšne a t-elle Ă©tĂ© suffisamment estimĂ©e ?
En plus de la pluie et du vent, le passage de Fakir a Ă©galement entraĂźnĂ© dans son sillage lâindignation sur les rĂ©seaux sociaux. Ils Ă©taient lĂ©gion Ă sâindigner ce mardi, photos et vidĂ©os Ă lâappui. La plupart avec le mĂȘme leitmotiv : pourquoi aucune alerte cyclonique nâa t-elle Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e ?
Pourquoi n'y a-t-il eu qu'une simple "invitation" du préfet "éviter les déplacements" dans certaines régions ? Car, ont-ils ont été nombreux à s'étonner : quitte à éviter les déplacements, pourquoi ne pas avoir décrété un passage en alerte orange, voire rouge ?
Dans les faits, le prĂ©fet a mis en Ćuvre les dispositions dâune "alerte mĂ©tĂ©orologique" du dispositif spĂ©cifique Orsec. Il a appelĂ© Ă la prudence.
Il y a bien eu lundi soir un long communiquĂ© du prĂ©fet avec une multitude de conseils de prudence allant la nĂ©cessitĂ© de ne pas traverser un radier submergĂ© Ă celle d'aĂ©rer lâhabitacle de sa voiture pour Ă©viter la buĂ©e en passant par le contrĂŽle des essuie-glaces et l'utilisation des feux de croisement en cas de pluieâŠ
Mardi matin, alors que Fakir a surpris les prĂ©visionnistes â la mĂ©tĂ©o n'est pas une science exacte il faut le souligner -, en se renforçant nettement, il y a bien eu un appel du prĂ©fet Ă "Ă©viter les dĂ©placements dans le nord et l'est".
Mais d'alerte cyclonique il n'y a jamais eu.
Soucieux de son image, lĂ©gitime pour un prĂ©fet, et du respect de rĂ©glementation, logique pour un prĂ©fet, le reprĂ©sentant de l'Etat a expliquĂ© doctement que les alertes cycloniques ne pouvaient ĂȘtre dĂ©clenchĂ©es qu'Ă partir de vents soufflant Ă plus de 150 km/h. Ce qui n'Ă©tait pas le cas, a-t-il dit.
Dans les faits, si le phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© ressenti dans une moindre intensitĂ© Ă Saint-Denis, MĂ©tĂ©o France a enregistrĂ© des rafales de vents plus de 150 km/h ailleurs Ă La RĂ©union : 150 km/h Ă Bellecombe, 151 km/h Ă Bras-Panon, 156 km/h Ă Saint-BenoĂźt, 171 km/h au Piton MaĂŻdo et 176 km/h Ă Gros-Piton Sainte-RoseâŠ
Des rafales donc au-dessus des 150 km/h nĂ©cessaires au dĂ©clenchement des alertes cycloniquesâŠ
Il a bien eu ce conseil préfectoral de ne pas se déplacer dans le nord et l'est.
Dans les faits ledit conseil a été donné vers 6 heures mardi matin. Bien trop tard pour bon nombre de salariés déjà sur le chemin de leur travail. Et puis il s'agissait d'un simple conseil, pas d'une alerte.
Pourtant, bien plus matinale que tous ces invitations et autr es recommandations, la forte tempĂȘte Fakir se dĂ©chaĂźnait depuis la nuit de lundi Ă mardi.Cela a donnĂ© a provoquĂ© des situations extrĂȘmement difficiles
Par exemple dans l'est, Ă Saint-AndrĂ©, le centre-ville et la 4 voies ont Ă©tĂ© inondĂ©s. Des voitures ont Ă©tĂ© submergĂ©es par la montĂ©e des eaux. A Sainte-Suzanne des automobilistes ont Ă©tĂ© coincĂ©s dans leur vĂ©hicule car des arbres avait chutĂ© en plein sur lâaxe routier entre Sainte-Suzanne et Saint-AndrĂ©.
Le sud et l'ouest n'ont pas fait l'objet d'une invitation préfectorale à ne pas se déplacer
Dans les faits, ces régions n'ont pas été épargnées par Fakir. Par exemple dans le sud, dans les hauts de Saint-Pierre, des usagers ont juste eu le temps de s'extraire de leur véhicule avant qu'elle ne soit submergée
Par exemple dans lâOuest, Saint-Leu le centre-ville a Ă©tĂ© inondĂ©. Au niveau du cimetiĂšre dont, une portion de mur a Ă©tĂ© emportĂ©e par une coulĂ©e de boue, tout un pan de lâancienne route nationale a Ă©tĂ© arrachĂ© et emportĂ© par les eaux. Un motard et au moins deux automobilistes ont sauvĂ© leur vie de justesse
Impressionnant et effrayant.
Dans les faits, une forte tempĂȘte tropicale est passĂ©e Ă une trentaine de kilomĂštres des cĂŽtes rĂ©unionnaise avec des vents soufflant des vents de plus de 150 km/h.
Ce qui revient Ă dire que toute l'Ăźle a subi des conditions cycloniques sans alerte cycloniqueâŠ
Ce qui avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© le cas pour BerguittaâŠ
mb.mp/www.ipreunion.com (mis en ligne mercredi 25 avril 20187 Ă 2 heures 59)

indignĂ©.... je suis indignĂ©....et je le resterai .... par la bĂȘtise du systĂšme actuel...je suis de l'est de l'Ăźle et l'est a Ă©tĂ© ravagĂ© ....ravagĂ© ce mardi ... et on a laissĂ© les personnes partir travailler ... subir la mĂ©tĂ©o ... et surtout subir les problĂšmes avec leurs entreprises .... facile de dire que le salariĂ© n'encourt aucun souci au niveau lĂ©gal ... sauf que le patron ... lui il va dire ... pas lĂ ... je te paye pas ....
le salarié qui a pris des risques sur la route ... s'il lui arrive quelque chose...qui va l'aider ...
Mr le PrĂ©fet ....rendez votre tablier ....rendez le vite SVP ....si vous ĂȘtes incapable de gĂ©rer les crises cycloniques, merci de laisser sa chance Ă quelqu'un d'autre ...
Il y a eu une alerte orange pour Berguitta si mes souvenirs sont bons...
Petit rappel. Notre cher préfet a déjà était limogé 2 fois pour des faits plus ou moins similaires. Ailleurs en France... à bon entendeur..
Pour savoir si les routes sont praticables, il faut les emprunter, et c'est ce que j'ai fait...
J'ai du rebrousser chemin à mi parcours, et au retour, j'ai eu toutes les peines du monde à rentrer, trop d'eau, et plein d'arbres en travers de la route. Ce qu'a fait ce Préfet relÚve de l'inconscience.
La veille la meteo nous dis que c une meteore dangeureuse..pour la population.pas pour le prefet...sa nous rapelle perau pradier pour jenny.