Crash au large des Comores

Des corps en cours d'identification en Tanzanie

  • PubliĂ© le 8 juillet 2009 Ă  01:00
Des militaires français, intégrés au dispositif de secours, sur la plage de Galawa en Grande Comore

Selon une information publiée par le Post, des corps des passagers de l'Airbus A 310 de la compagnie Yemenia auraient été retrouvés sur les plages de Mafia, une ßle tanzanienne. L'Airbus A 310 s'est abßmé ans l'Océan Indien, au larges des Comores, le mardi 30 juin 2009, avec 153 personnes à bord. Seule une adolescente de 14 ans, Bahia Bacari, a survécu à la catastrophe.

Absalom Mwakyoma, le commandant de police de la rĂ©gion de Pwani, en Tanzanie, a dĂ©clarĂ© : "Oui, nous avons bien cette information, qui concerne quatre corps retrouvĂ©s. Mais j'aimerais y aller voir par moi-mĂȘme, et je vais y aller par bateau". Le Post ajoute qu'il a prĂ©cisĂ© : "le fait que les corps soient ceux d'occupants de l'avion de la compagnie yĂ©mĂ©nite n'a pas Ă©tĂ© confirmĂ©. C'est pourquoi je m'y rends, pour vĂ©rifier".
Selon le site de L'Express.fr, la police tanzanienne cherche à déterminer si les débris qui ont été vus flottant à proximité des corps appartiennent bien à l'Airbus de Yemenia.
L'Ăźle de Mafia est situĂ©e au large des cĂŽtes tanzaniennes et au nord-ouest du lieu oĂč l'Airbus A310 se serait crashĂ©.

Le Premier ministre François Fillon se rendra à Moroni dans le cadre du séjour qu'il effectuera à La Réunion et à Mayotte du jeudi 9 au samedi 11 juillet. Il "apportera le soutien de la France dans l'épreuve qui frappe les Comores" indique Matignon.

Par ailleurs, Yemenia Airlines menace d'annuler une commande évaluée au total à deux milliards de dollars (1,44 milliard d'euros) de dix appareils Airbus A350, à moins que l'avionneur européen ne montre "un soutien médiatique et moral" concernant ce désastre, indique l'agence de presse Reuters.

"Si nous ne recevons aucun soutien du constructeur, nous pourrions reconsidĂ©rer un protocole d'accord signĂ© prĂ©cĂ©demment pour l'achat de dix 350", a dit Ă  Reuters Abdul-Khaliq al-Qadi, le prĂ©sident de la compagnie aĂ©rienne yĂ©mĂ©nite. À la question de savoir quel type de soutien il attendait, Qadi a rĂ©pondu: "un soutien mĂ©diatique et moral, aprĂšs l'accident". Il a ajoutĂ© : "Yemenia s'attend Ă  un soutien de la part du constructeur car son histoire de plus de 40 ans tĂ©moigne de sa compĂ©tence".
Le crash a suscité des questions sur les pratiques en matiÚre de sécurité de Yemenia Airlines et la colÚre de Comoriens vivant en France.

Un porte-parole d'Airbus, filiale du groupe europĂ©en de dĂ©fense et d'aĂ©ronautique EADS, a dĂ©clarĂ© de son cĂŽtĂ© que l'avionneur avait proposĂ© toute l'aide nĂ©cessaire et possible aprĂšs ce crash. "Dans toutes les enquĂȘtes, il y a des directives strictes (sur la communication aux mĂ©dias) auxquelles nous et tout le monde doit se conformer et que nous avons appliquĂ©es rigoureusement", a ajoutĂ© un porte-parole d'Airbus.
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