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VIOLENCES SEXUELLES SUR MINEURS 378 procédures réexaminées à Saint-Denis, 349 procédures à Saint-Pierre

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Violences sexuelles sur mineurs : 1.052 enquêtes réexaminées à La Réunion, 8 détentions provisoires prononcées à Saint-Pierre

  • Publié le 22 juillet 2026 à 14:48
  • Actualisé le 22 juillet 2026 à 14:53
Cour d'assises

(Actualisé) À La Réunion, sur 1.392 affaires "en stock", selon le qualificatif du ministère de la Justice, 1.050 ont été réexaminées, ont annoncé les autorités judiciaires. L'annonce a été faite au cours d'une conférence de presse tenue ce mercredi 22 juillet 2026 dans les locaux de la cour d'appel à Saint-Denis. Ces chiffres confirment ceux publiés par Imaz Press dès le samedi 18 juillet 2026. Ces réexamens ont mené à la mise en détention provisoire de huit personnes dans la juridiction de Saint-Pierre. Suivez-nous, nous sommes en direct de la cour d'appel. (Photo d'illustration : www.imazpress.com)

 

 

 

 

 

 

  • La procureure générale passe désormais à Mayotte

    "Pour Mamoudzou, nous avons récupéré 32 procédures, et au total 452 procédures ont été réexaminées, mais certaines sont anciennes (plus de 3 ans d’ancienneté)", détaille-t-elle.

    Le procureur Guillaume Dupont précise que sur "16 jours de mobilisation" ont permis de recenser les 452 procédures. "Aujourd’hui, on peut dire que ces procédures sont toutes suivies une par une par les magistrats" et "nous avons 10 garde à vue pour viol".

    "Le boomerang arrivera à un moment donné", dit-il. "Cela va supposer pour le parquet des choix d’orientation pénale. Il faudra peut être procéder à une requalification des faits avec accords des victimes, ou alors en jugeant en urgence en comparution immédiate."

    "Sur le constat à faire, je suis convaincu qu’il va y avoir une libération de la parole", dit le procureur de Mamoudzou. "A Mayotte, la salle Mélanie n’existe pas mais elle devrait voir le jour prochainement", détaille-t-il.

    Il évoque également les carences des victimes en raison de parents qui peuvent être en situation irrégulier, ou "l’achat du silence".

     

  • Un groupe de travail annoncé

    Les parquets de Saint-Denis et de Saint-Pierre y participeront, pour décliner plusieurs choses : "La question RH pour savoir s’il faut pousser le recrutement de plus d’attachés pour assurer le suivi. À cela s’ajoute l’éventuelle difficulté de greffe, où nous sommes en phase de consultation. Nous allons également voir comment on rédige une expertise. Je pense que nous avons un gros effort à faire en direction des victimes", détaille la procureure générale. "Il y a la question de la formation, où le ministre demandait si les magistrats étaient assez formés. Non, on n’est jamais suffisamment formé."

    Elle ajoute : "il faut une visibilité sur la vague que l’on va se prendre sur les dossiers lancés, qui vont revenir aux chambres d’instructions". 

  • Fabienne Atzori reprend la parole

    "Je pense qu’il faut tirer les leçons de la situation. Il y a des procédures qui durent trop longtemps", admet la procureure générale. "Ce qu’il va falloir faire, c’est de poser la question du recours à l’audition Mélanie (une procédure adaptée pour recueillir la parole de mineurs victimes ou témoins de violences sexuelles ; ndlr), qui peut être avec une nouvelle doctrine d’emploi", avance-t-elle.

    "La réflexion qui est la mienne, c’est de s’interroger sur le recours systématique à cette procédure. Avons-nous besoin de tout retranscrire aussi ?", se demande-t-elle. "Des pages entière de "euhhh" vont démontrer l’hésitation, la crainte, mais pouvons nous pas simplifier les choses pour alléger et permettre de dégager du temps", avance-t-elle.

    Sur les trois parquets, "nous sommes à une augmentation de la charge de travail", pointe-t-elle par ailleurs. 

    Pour Elodie Landat, "il y a aussi une dimension émotionnelle qui est dure". "C'est difficile car nos cœurs de métier, c'est protéger les victimes. Ca nous a affecté, car nous avons été remis en cause dans notre capacité à protéger".

  • 153 gardes à vue en secteur gendarmerie pendant le premier semestre

    Frédéric Labrunye, général de la gendarmerie de La Réunion, s’exprime à son tour. "Ces affaires n’ont jamais cessé d’être une priorité. À La Réunion, elles sont constitutives du large bloc des violences intrafamiliales", assure-t-il.

    "De toute difficulté il faut savoir faire une opportunité. Il est essentiel de faire de l’introspection et de se réinterroger. Ce travail d’introspection permet de dire que pour la gendarmerie, ont n'a pas été en faute sur la gestion des affaires. Nous n'en avons aucune en attente, mais nous devons suivre mieux", dit le général.

    "Notre responsabilité partagée, c’est que l’on se doit les uns aux autres la complète information sur ce que l’on a en stock. Le nombre de procédure n’est pas équivalent au nombre de faits constatés, ni au nombre de victimes", continue-t-il.

    Le général poursuit : "le premier semestre 2026 s’est traduit par 280 nouveaux procès-verbaux ouverts pour des faits de viols ou agressions sexuelles sur mineurs. Soit 46 nouvelles saisines ouvertes par mois."

    "C’est un volume important qui viennent alimenter un stock, et donc le grand enjeu est de faire en sorte que l’on maintienne du flux et donc que l’on arrive à sortir des procédures. Le délai de traitement moyen d’une procédure était de 7 mois et demi avant Lyhanna. Depuis le délai est redescendu à 6 mois", détaille-t-il.

    "Ces affaire là sont complexes et il y a beaucoup d’intervenants, dit il. Il faut un examen médico-légal, une audition Mélanie, des expertises…", poursuit Frédéric Labrunye. "Sur le premier semestre, on a pris 153 garde à vue dont 49 pour le seul mois de juin. L’objectif est de ne plus retarder plus longtemps les mesures à prendre."

  • 102 faits d’agressions ou de viols à l’encontre de mineurs signalés à la police depuis le 15 juin

    Laurent Chavanne, commandant de la police prend la parole.  Il tiens à souligner les relations de confiance avec les autorités judiciaires. Il indique que "depuis le 15 juin les services ont été saisis de 102 faits d’agressions ou de viols à l’encontre de mineurs".

    Laurent Chavanne évoque la création de l’Office centrale des mineurs victimes : "A La Réunion, nous avons une antenne nord et une antenne sud", se félicite-t-il.

    Depuis le 15 juin, 28 personnes ont été placées en garde à vue, soupçonnées de faits d’agressions ou de viols sur mineurs.
     

  • 378 procédures réexaminées par le parquet de Saint-Denis, 349 procédures à Saint-Pierre

    La procureure générale parle désormais pour le parquet de Saint-Denis. "Je salue la disponibilité de mes collègues et je veux saluer l'investissement de tous au sein des parquets."

    Sur Saint-Denis, les magistrats ont procédé au réexamen de 378 procédures.

    La nouvelle procureure de Saint-Pierre, Élodie Landat prend la paroles. 349 procédures examinées sur site avec les services d’enquête. 10 informations judiciaires ont été ouvertes, et 8 détentions provisoires ont été ordonnées. "À Saint-Pierre nous allons faire un point sur les procédures sensibles tous les trimestres. L’idée est de détecter l’urgence et la sensibilité du dossier", déclare la procureure.

  • 1..052 enquêtes réexaminées à La Réunion

    La procureure générale s'est entretenue le 20 juillet avec Gérald Darmanin A La Réunion, 1.052 enquêtes ont été réexaminées par les deux juridictions, indique Fabienne Atzori, procureure générale. Ce qui confirme les chiffres dévoilés par Imaz Press samedi 18 juillet. Elle poursuit : "on peut avoir une meilleure gestion de ses enquêtes à l'heure début (enregistrement) et un meilleur suivi".

    "Il y a trop d'attentes en matière d'expertises médicales, psychologiques et nous devrions réfléchir à solutionner ce déficit d'experts", estime-telle, avançant qu'il "faut harmoniser nos pratiques, au niveau des délais, être raisonnable". "L'harmonisation du contenu atténue l'enquête", dit-elle.

  • Bonjour à tous, bienvenue dans ce direct

    Nous suivons en live pour suivre le point d'étape relatif au traitement judiciaire des infractions sexuelles commises sur des mineurs à La Réunion. Suivez-nous

À propos

- 1.050 affaires réexaminées à La Réunion -

À La Réunion, sur 1.392 affaires "en stock", comme le souligne le ministère de la Justice, 1.050 ont été réexaminées, soit 75% des procédures en cours dans les deux tribunaux de l'île.

Des plaintes déposées pour 718 d'entre-elles aux services de la police nationale et 607 aux services de la gendarmerie nationale.

"L'idée c'est que nous avons demandé aux parquets une revue exhaustive de toutes les plaintes pour violences sexuelles sur mineurs", indiquait une source proche du ministère de la Justice à Imaz Press.

Cette photographie locale, avec chaque parquet, a pour but de pouvoir, à l'avenir, adapter l'examen aux problèmes locaux. "Il y a certaines régions où il n'y a pas de structure Mélanie, certains manquent d'experts", nous dit-on.

Le ministre de la Justice avait donné jusqu'au 14 juillet à tous les procureurs de France pour lui faire un état du "stock" d'affaires de violences sexuelles sur mineurs dans le pays.

Lire aussi - À La Réunion, 25% des détenus sont incarcérés pour des délits et crimes à caractère sexuel

- Des milliers de jeunes victimes d'atteintes sexuelles à La Réunion -

En 2024, 995 enfants ont été victimes d'atteintes sexuelles, dont 382 dans un cadre intrafamilial, et 158 viols ont été recensés, en hausse de 23%, selon la gendarmerie

A l'échelle nationale, Gérald Darmanin indique que 69.626 dossiers d'affaires criminelles connus par les parquets "ont été réétudiés", et "plus de 15.000 plaintes" ont été "découvertes par les services enquêteurs", "1.350 informations judiciaires pour des crimes et délits de nature sexuelle sur mineurs ont été ouvertes", et 675 individus ont été incarcérés.

En cas d'urgence, le seul numéro à composer est celui de Police Secours.

Le 119 pour les enfants en danger

Le 112, numéro d'urgence européen

Le 114 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques

Vous pouvez signaler des faits de violences, directement auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche sur le www.servicepublic.fr/cmi Anonyme et gratuit, ce tchat est accessible 24h/24 et 7j/7 pour échanger avec des policiers ou des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles.

Lire aussi - Les députés approuvent, lors d’un nouveau vote, la perpétuité pour les viols en série sur les mineurs de moins de 15 ans

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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