Le mois de juillet est, comme chaque annĂ©e une Ă©poque propice Ă l'observation des baleines au large des cĂŽtes rĂ©unionnaises. L'association Globice, en charge de la protection des cĂ©tacĂ©s pose tout de mĂȘme la question : y aura t-il des baleines dans les eaux rĂ©unionnaises cette annĂ©e ? Le phĂ©nomĂšne El Nino aurait perturbĂ© le cycle migratoire des mammifĂšres, laissant une saison pauvre pour les touristes et observateurs. Dans le mĂȘme temps, la loi bio-diversitĂ©, actuellement au SĂ©nat, vise Ă durcir la lĂ©gislation envers les braconniers et protĂšge un peu plus les espĂšces protĂ©gĂ©es. (Photo d'archive)
Qu'on se le dise, "Au niveau régional il y eu beaucoup moins de baleines sur l'ensemble des ßles de la région océan Indien, depuis les cÎtes africaines jusqu'à Rodrigues en passant par les Comores, Madagascar et La Réunion. La vraie question est de savoir si cela est réellement la faute au phénomÚne El Nino qui aurait modifié les courant marins et les trajets migratoires. Cela reste une hypothÚse" explique au micro de RTL Réunion Laurent Mouysset, responsable au sein de l'association Globice, protectrice des cétacés.
Ce dernier se veut rassurant en prĂ©cisant donc qu'il n'y a pas qu'Ă La RĂ©union que les baleines ont Ă©tĂ© absentes des points de vue habituels. "MĂȘme Ă Sainte-Marie, hot spot concernant la prĂ©sence des baleines Ă Madagascar, la frĂ©quentation Ă©tait proportionnellement plus faible". En dehors du phĂ©nomĂšne El Nino, l'hypothĂšse du chantier de la nouvelle route du littoral comme Ă©lĂ©ment perturbateur Ă la prĂ©sence des baleines reste toujours au stade d'hypothĂšse. L'absence des cĂ©tacĂ©s est, du point de vue de Globice "un phĂ©nomĂšne rĂ©gional, global, qui dĂ©passe les cĂŽtes rĂ©unionnaises".
Dans le mĂȘme temps, la lĂ©gislation en vigueur pour la protection des espĂšces protĂ©gĂ©es tend Ă ĂȘtre durcie. La loi bio-diversitĂ© qui prĂ©voit des sanctions pour les braconniers tuant notamment les Ă©lĂ©phants pour leur ivoire punit Ă©galement les individus qui viendraient Ă maltraiter ou tuer les animaux marins, comprenant les baleines, mais aussi les tortues.
"Jusqu'Ă 150 000 euros d'amende"
"Si vous perturbez de maniÚre intentionnelle des espÚces animales protégées, au titre du code de l'environnement, vous encourez une contravention de 750 euros maximum. Si vous avez la mauvaise idée de blesser voire de tuer un cétacé, c'est beaucoup plus grave. La peine sera de maximum 1 an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. La nouvelle loi bio-diversité prévoit un renforcement des sanctions avec désormais un passage de 15 000 à 150 000 euros d'amende. Si vous faites cette intervention en bande organisée, vous passez de 150 000 euros à 750 000 euros. C'est un renforcement trÚs substantiel de la législation pour protéger les baleines" explique Nicolas Rouyer, chef du service eau et biodiversité à la DEAL Réunion (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement).
Enfin, si les baleines visent Ă ĂȘtre protĂ©gĂ©es plus durablement, Globice continue d'observer les cĂ©tacĂ©s balisĂ©s, mĂȘme si le budget ne permettra pas cette annĂ©e de marquer de nouveaux animaux. " Sur les baleines Ă©quipĂ©es de balises, nous avons constatĂ© que les deux tiers des baleines qui passent Ă La RĂ©union pendant la saison ne font que s'arrĂȘter une journĂ©e le long de nos cĂŽtes. La photo-identification a montrĂ© qu'elles ne faisaient que passer mais on ne savait pas oĂč elles allaient. Les balises satellites ont permis de montrer que pour l'essentiel, aprĂšs ĂȘtre passĂ©es Ă La RĂ©union, les baleines continuent vers Madagascar" expose le responsable de Globice.
Pour rappel, il y a des rĂšgles Ă respecter lorsque l'on s'approche des baleines pour les observer :Â " Ă l'approche de l'animal, il faut ralentir Ă 300 mĂštres d'elle, arriver doucement, prendre le temps d'observer son comportement, ne pas s'approcher Ă moins de 100 mĂštres et ne pas lui couper sa trajectoire" termine Laurent Mouysset.
En espérant que cette année, les cétacés passent nous voir et restent un peu plus longtemps au large des cÎtes réunionnaises, pour le plus grand bonheur des badauds.
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Pour faire suite Ă votre document je voudrais signaler la prĂ©sence de baleines prĂ©sentent depuis plus de trois jour sur un mĂȘme site du cotĂ© de st Philippe et qui ne font pas que seulement passer. Au vu de la traque qu'on leur impose du cote de St Gilles je comprends qu'elles ne veuillent plus y aller .Quand Ă mettre la NLR Ă toutes les sauces c'est du vraiment n'importe quoi.
Un chantier qui jette dans la mer des tonnes et des tonnes de pierre, cela fait des particules en suspension dans la mer, comme un nuage de poussiÚre. Je serais une baleine je n'aurai pas spécialement envie de venir dans le coin.
Cela perturbe-t-il ou pas la migration des baleines? Peut-ĂȘtre que non, mais si comme dit l'article cela "reste au stade d'hypothĂšse" , y a-t-il un organisme qui investigue ou attend on quelques annĂ©es pour mesurer les dĂ©gĂąts?
Quels sont les financements de Globice?