Deux hommes étaient jugés ce mardi 1er juillet 2025 devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour avoir escroqué trois ressortissants indiens en leur promettant un avenir meilleur à La Réunion. À l’arrivée, pas de visa de travail, ni d’emploi, mais une demande d’asile encore en suspens. Le premier prévenu a été reconnu coupable d’escroquerie. Il écope de 8 mois de prison avec sursis et d’une interdiction de territoire français pendant 5 ans. Le second a finalement été relaxé (Photo : rb/www.imazpress.com)
Ils avaient tout quitté pour un avenir en France. Trois ressortissants indiens, en quête de sécurité ou d’un emploi, avaient accepté de verser plusieurs milliers d’euros à deux de leurs compatriotes pour venir s’installer à La Réunion.
Tous pensaient trouver refuge sur l’île. Le premier a déboursé 5.500 euros pour un billet d’avion, une semaine d’hôtel à Saint-Denis, un visa de travail et un emploi promis. Un autre plaignant a versé 4.400 euros en deux fois, une partie depuis l’Inde, le reste en espèces une fois sur place.
Mais à leur arrivée en octobre 2024, rien ne se passe comme prévu. Au lieu d’un visa de travail, c’est une demande d’asile - présentée à tort comme une démarche de régularisation - qui leur est proposée. Aucun emploi ne les attend. Très vite, ils découvrent que les démarches sont gratuites et que les promesses de leurs "passeurs" n’étaient que mensonges. Ils finissent par porter plainte.
- "Jusqu’à la frontière de la traite humaine", selon le parquet -
À la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis, le parquet ne mâche pas ses mots : "On est à la frontière de la traite d’êtres humains". La représentante du ministère public dénonce l’exploitation d’un marché de demandeurs d’asile "ignorants, ne connaissant ni la langue, ni la législation", dans un système où l’escroquerie devient un business lucratif.
Le premier prévenu, né en 1980, a été reconnu coupable d’escroquerie. Il écope de 8 mois de prison avec sursis et d’une interdiction de territoire français pendant 5 ans conformément aux réquisitions du parquet. Il avait lui-même demandé l’asile en France, après avoir fui des persécutions religieuses. Son avocat, Me Henri Moselle, a plaidé la relaxe, sans succès.
Le second prévenu, poursuivi pour recel, a finalement été relaxé. L’homme a réussi à convaincre le tribunal qu’il ignorait tout de l’arnaque, se contentant d’accompagner les victimes de l’hôtel à la préfecture. Selon son avocate, Me Caroline Varignon, c’est bien plus tard, à la mosquée, en rencontrant fortuitement une des victimes qu’il aurait découvert le pot aux roses.
Les victimes, quant à elles, obtiennent le remboursement d'une partie des sommes versées.
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"Les victimes quant à elles obtiennent le remboursement d'une partie des sommes versées". Qui rembourse ? Les passeurs indiens semi-clandestins ? Ou le fond de garantie pour les victimes qui est donc alimenté par nos impôts et taxes en tout genre ? Ou comment importer des problèmes que nous n'avions jamais demandés et se retrouver à rembourser des immigrés illégaux. Et puis surtout, régularisons-les, comme ça on alimentera la filière.
Prison avec sursis, c'est à dire pas de prison, et interdiction de territoire donc expulsion exécutée?