Education - Dispositif ECLAIR

FSU : "Non à une école à deux vitesses"

  • Publié le 1 juillet 2011 à 09:05
Ecole primaire

La mise en place du dispositif ECLAIR (école, collège, lycée pour l'ambition, l'innovation et la réussite) dès la rentrée scolaire prochaine dans les établissements scolaires dits "d'éducation prioritaire" de l'île inquiète. Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale adjointe de la FSU, parle "d'école à deux vitesses" et affirme que ce dispositif signe "la mort de l'éducation".

Confirmé lors de la réunion du comité technique paritaire qui s'est tenue le vendredi 17 juin au rectorat en présence de représentants administratifs et d'organisations syndicales, le dispositif ECLAIR concerne 20 établissements scolaires de l'île. Il doit à terme remplacer à terme les établissements d'éducation prioritaire, à savoir, les RAR (réseaux d'ambition réussite) et les REP.

Selon Marie-Hélène Dor, "le ministère de l'éducation s'est lancé dans une course de vitesse pour la mise en place d'ECLAIR". "Nous assistons à un grand désarroi dans les établissements concernés. Des interrogations et incertitudes se posent", affirme-t-elle.

La secrétaire départementale adjointe dénonce "une école à deux vitesse", citant notamment l'exemple du changement des horaires des cours, passant de 55 minutes à 45 minutes, dans les futurs établissements ECLAIR. "Avec ce changement, on passe à 18 heures de cours par semaine. Là où il y aura 20 collèges à 18 heures par semaine et d'autres avec les horaires nationaux, soit 26 heures, cela va causer une rupture d'égalité. Ces derniers auront de meilleurs chances de réussite scolaire", explique-t-elle.

Par ailleurs, Marie-Hélène Dor pointe également du doigt les pressions que subissent certains professeurs des collèges concernés. Selon elle, certains chefs d'établissement n'hésiteraient pas à faire du "forcing" pour la désignation des préfets d'études, à savoir, des enseignants chargés de vérifier, contrôler et coordonner, par niveau, de la 6ème à la 3ème, le travail de l'équipe pédagogique. "On crée là une sorte de super prof qui aurait un statut spécial pour surveiller ses collègues", s'inquiète la secrétaire départementale adjointe.

Enfin, le syndicat conteste le renforcement de l'autorité du principal de l'établissement. Concrètement, ce dernier pourra, par exemple, recruter son propre personnel.

La secrétaire départementale adjointe annonce que "des actions auront bien lieu à la prochaine rentrée scolaire". "Nous allons mener une campagne en direction des parents. Sans eux, nous n'arriverons pas à gagner ce combat. "L'égalité des chances est menacée", conclut-elle.

Emilie Sorres pour
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