Ce mercredi matin 3 septembre 2014, devant la statue de Roland Garros sur le Barachois, un hommage a été rendu à l'aviateur réunionnais et aux soldats partis vers le front il y a un siÚcle dans les premiers jours de l'été 1914. Cette cérémonie s'inscrit dans l'opération "100 villes, 100 héros, 100 drapeaux", organisée dans toute la France pour "rappeler la mobilisation de tout un pays et l'engagement des soldats français en 1914". Une plaque commémorative en hommage au départ de ces soldats a été dévoilée.
Parmi 400 lieux rĂ©pertoriĂ©s par le service historique de la DĂ©fense, 100 sites ont Ă©tĂ© choisis pour mettre Ă lâhonneur un hĂ©ros local ainsi quâun rĂ©giment Ă travers son drapeau. Câest ainsi quâĂ La RĂ©union, cette cĂ©rĂ©monie dionysienne a honorĂ© la mĂ©moire du lieutenant Roland Garros, autour du drapeau du dĂ©tachement Air 181.
"Lâobjet de cette commĂ©moration, câest tout dâabord dâassocier une ville, une nation, un drapeau dâune unitĂ© et un hĂ©ros. Il sâagit de montrer quâen 1914, aussi bien des anonymes quâun aviateur rĂ©putĂ© comme le lieutenant Roland Garros se sont engagĂ©s", explique le lieutenant-colonel François Monard, qui commande le dĂ©tachement Air 181 "lieutenant Roland-Garros" des forces aĂ©riennes des FAZSOI (forces armĂ©es en zone sud de lâocĂ©an Indien).
"Il sâagit aussi de dĂ©montrer Ă la nation que lorsquâil faut sâengager pour la survie, la jeunesse nâhĂ©site pas Ă donner sa vie. Câest un premier enseignement. On peut aussi faire le parallĂšle avec ces jeunes militaires qui donnent leur vie pour aller dĂ©fendre des principes fondamentaux dans des opĂ©rations extĂ©rieures. Comme il y a cent ans, il y a toujours des gens qui, pour dĂ©fendre des valeurs fondamentales et universelles, donnent leur vie", ajoute-t-il.
Hommages et devoir de mĂ©moire Ă©taient au menu de cette matinĂ©e commĂ©morative, avec toujours une pensĂ©e sur les leçons Ă tirer de ce passĂ© tragique pour apprĂ©hender le monde dâaujourdâhui. "Je ne sais pas si le monde se porte mieux...", confie le lieutenant-colonel François Monard. "Il y a eu des progrĂšs indĂ©niables et je pense que nous ne revivrons jamais des pĂ©riodes aussi difficiles. Les guerres ont changĂ© dâaspect, elles sont devenues beaucoup plus technologiques, mais au final il y a toujours des nations qui souffrent, des hommes qui meurent. Se souvenir de cette Grande guerre, de la seconde aussi, doit nous permettre de maintenir une paix en Europe qui doit ĂȘtre durable", conclut-il.
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