Ce jeudi 15 mai 2014, la députée Huguette Bello a fait adopter un amendement en faveur du développement des coopératives dans les Outre-mer. Il s'agit selon elle "d'un mode d'entreprendre particulièrement bien adapté aux caractéristiques de nos petites économies insulaires". Un point de vue que le gouvernement a dit partager, par la voix de la secrétaire d'Etat Axelle Lemaire.
Pour Huguette Bello, "la mise en commun permet de régler pour une bonne part les surcoûts appliqués aux achats des matières premières, d’apporter une solution aux problèmes de stocks et donc de trésorerie, d’avoir une meilleure information juridique". Dans son argumentaire, la députée de la deuxième circonscription de La Réunion a ajouté que "la coopérative permet à des structures de petite taille, à des entreprises artisanales, de réaliser des économies d’échelle substantielles et donc d’améliorer leur compétitivité. Elle contribue en outre à la lutte contre les monopoles".
La désormais ex-maire de Saint-Paul a illustré son propos en citant l’expérience réunionnaise d’une coopérative d’approvisionnement en bois qui regroupe des artisans-menuisiers : "Grâce à cette structure, le monopole sur le marché local du bois a pris fin, le prix de vente du bois a diminué, les artisans ont pu développer leur activité dans les pays voisins de l’océan Indien, des emplois ont pu être créés. Sans parler de leur contribution au développement durable des forêts."
"Lutte contre la vie chère, coopération régionale, création d’emploi, développement durable : les coopératives peuvent contribuer efficacement (et sans faire appel à beaucoup de moyens) à atteindre ces objectifs que avons à cœur de poursuivre", a également souligné Huguette Bello.
Par la voix d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, le gouvernement a affirmé partager "pleinement la préoccupation exprimée par Mme la députée Bello relative à l’enjeu essentiel de l’économie sociale et solidaire outre-mer".
"Nous n'ignorons rien des potentialités de développement du secteur ni des retards de sa structuration. C'est la raison pour laquelle le ministère en charge de l'outre-mer a saisi le ministère en charge de l'économie sociale et solidaire en vue d'y engager un véritable plan de rattrapage du secteur", a poursuivi Axelle Lemaire.
La secrétaire d’Etat a ainsi annoncé "la réalisation d'audits territoriaux qui font partie des premières étapes du plan de rattrapage et éclaireront les enjeux de la question, géographie par géographie".
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