FSU - Éducation nationale

"Il manque des postes"

  • PubliĂ© le 3 septembre 2009 Ă  15:50
Manifestation contre "la casse du service public" (archive)

Comme chaque rentrée, la FSU (Fédération syndicale unitaire) a tenu une conférence de presse ce jeudi 3 septembre 2009. Et comme chaque année, c'est "le manque criant de postes" au sein de l'Education nationale qui en a été le thÚme principal. Et cette année, la FSU a un argument de poids, la grippe A.

"La grippe A met en avant le problÚme de non remplacement du personnel", dénonce Christian Picard, secrétaire général à la FSU. "Des professeurs sont malades, alors on répartie les élÚves dans les autres classes. Les infirmiers sont malades alors les enfants n'ont plus d'interlocuteur privilégié en cette période d'épidémie", ajoute le représentant syndical. Face à ce constat, il appelle le ministÚre de l'Education nationale à compléter l'effectif manquant à La Réunion.

Christian Picard a Ă©galement abordĂ© d'autres sujets d'actualitĂ© touchant Ă  l'Ă©ducation. D'abord, concernant le problĂšme des assistants d'Ă©ducation, il propose qu'ils soient intĂ©grĂ©s Ă  des postes oĂč ils ont de l'expĂ©rience. "La plupart des assistants bibliothĂ©caires ou des assistants informatiques sont des assistants d'Ă©ducation. Ils ont donc l'expĂ©rience pour ĂȘtre intĂ©grĂ©s Ă  ces postes", explique t-il. Quant aux assistants de vie scolaire, il propose de les mettre Ă  disposition des associations chargĂ©es de venir en aide aux handicapĂ©s, "Ă  condition que ce soit un contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e".

Il a également abordé la question des "70 postes d'enseignants en trop" dans le premier degré. Selon lui, "tous les candidats locaux ont été recrutés. Les candidats métropolitains complÚtent l'effectif manquant". Il reproche néanmoins au recteur de ne pas avoir ouvert plus de postes au concours afin de permettre à plus de réunionnais d'accéder à ces emplois.

Enfin, concernant le personnel TOS, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la FSU demande un plan d'intĂ©gration d'un certain nombre d'entre eux. "Ils vivent dans la prĂ©caritĂ© et depuis le transfert aux collectivitĂ©s territoriales, ils doivent faire face Ă  des problĂšmes de clientĂ©lisme. La RĂ©gion et le DĂ©partement recrutent par affinitĂ©", accuse Christian Picard. Il appelle donc l'intersyndicale Ă  se rĂ©unir pour rĂ©flĂ©chir aux moyens de mettre fin Ă  cette "casse du service public". "Si dans 15 jours la situation n'Ă©volue pas, nous sommes prĂȘts Ă  descendre dans la rue", prĂ©vient-il.

guest
0 Commentaires