Les ONG demandent une révision de la loi mauricienne sur l'immigration

Île Maurice : atteinte du sida, une étudiante camerounaise est menacée d'expulsion

  • Publié le 21 avril 2015 à 15:33
Ile Maurice

L'association PILS (Prévention information lutte contre le sida) alerte ce mardi 21 avril 2014 l'opinion publique sur le cas d'une étudiante camerounaise menacée d'expulsion du territoire mauricien après avoir été testée positive au VIH. Tandis que le gouvernement a refusé son visa d'étudiant, plus de 80 organisations nationales et internationales ont signé une pétition demandant une révision de la loi mauricienne sur l'immigration.

"La position actuelle du gouvernement place Maurice comme un pays fermant l’accès au travail et aux études pour les personnes vivant avec le VIH", estime PILS qui considère cette décision des autorités mauricienne comme discriminatoire.

L'Onusida, le programme de l'ONU chargé de lutter contre le VIH, est l'un des signataires de la pétition destinée au premier ministre de l'île Maurice, Anerood Jugnauth. De son côté, la jeune étudiante compte se pouvoir en justice auprès des juridictions compétentes à Maurice afin de contester son éventuelle expulsion.

Pour rappel, les faits remontent au 5 février 2015. Cynthia - son prénom d'emprunt - est testée positive au VIH quelques jours après son arrivée à Maurice. Le 19 mars, la Camerounaise reçoit une lettre du bureau des passeports et de l’immigration lui informant que le refus de son visa.

La jeune femme doit s'était inscrite en septembre 2014 après d'une école privée avec l'objectif d'obtenir un diplôme en "Hospitality Management". Depuis la découverte de sa séropositivité, l'étudiante a demandé auprès du gouvernement mauricien la délivrance d'un permis exceptionnel de rester et de poursuivre ses études pour des raisons humanitaires.

"Dans cette ère de mondialisation, la loi mauricienne sur l’immigration est non-seulement obsolète et inefficace, mais elle alimente davantage de stigmatisation et de discrimination. De plus, restreindre la liberté de mouvement en se basant sur le statut sérologique de quelqu’un n’a aucun impact sur la santé publique du pays", estime PILS.

www.ipreunion.com

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