Ce jeudi 25 septembre 2014 a vu le lancement officiel de la GIML (gestion intégrée de la mer et du littoral), une expérimentation portée par le TCO et réunissant acteurs publics, services de l'Etat, scientifiques et universitaires et dont l'objectif est une "meilleure compréhension du territoire" pour déboucher sur "de meilleures actions publiques". D'un coût de 600 000 euros, cette démarche concerne une zone comprise entre le Cap La Houssaye et la Ravine de Trois-Bassins, mais aussi des hauteurs du Maïdo jusqu'à 12 milles nautiques au large de l'Ermitage.
Cette GIML est une "innovation réunionnaise", selon les mots de Thierry Devimeux, secrétaire général pour les affaires régionales auprès du préfet de La Réunion. Le côté novateur réside dans le territoire couvert par cette expérimentation, menée du battant des lames de l’Ermitage aux sommets des montagnes du Maïdo. "La Réunion est une montagne dans la mer, c’est très complexe à gérer d’autant que l’Ouest est une région très sollicitée par l’action humaine", a expliqué le représentant de l’Etat lors du lancement officielle de l’expérimentation ce jeudi.
"L’objectif de la GIML est de mettre en évidence les interactions entre les actions qu’on peut mener sur le milieu terrestre et les retombées sur le milieu marin", a détaillé de son côté Guy Saint-Alme, vice-président du TCO délégué à l’aménagement. "Cela offre l’avantage de permettre à plusieurs spécialistes de travailler sur un seul et même projet, de décloisonner les connaissances et d’apporter une vision beaucoup plus partagée des actions à mettre en œuvre sur un territoire", a-t-il ajouté.
Développement durable, urbanisme, agriculture, ressources en eau, éducation... autant de thématiques amenées à être abordées lors de ces deux ans. Un véritable "challenge scientifique" pour Jean-Lambert Join, professeur à l’université de La Réunion. "C’est la première fois que des laboratoires de l’université vont s’associer avec d’autres organismes de recherche (Cirad, Ifremer)", a-t-il souligné.
Mais si la GIML se veut innovante, elle s’inscrit dans la lignée d’autres études et expérimentations qui n’ont pas toujours été suivies d’effets, à l’image de la GIZC (gestion intégrée des zones côtières), portée par le conseil régional entre 2005 et 2007. "La GIZC était restée lettre morte, je veillerai à ce que ne soit pas le cas pour la GIML", a affirmé Thierry Devimeux.
Car au terme de ces deux ans d’études, de recherche, d’expérimentations, l’objectif reste de déboucher sur des actions concrètes en matière d’aménagement du territoire. "On espère qu’elle apportera une nouvelle vision et de nouvelles démarches sur des actions à mener sur notre territoire", confie Guy Saint-Alme.
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