Au matin du 2e jour de mobilisation des transporteurs, toutes les centrales à béton d'Holcim dans l'île seront paralysées. Ce mercredi 8 juin 2016, ils continuent donc de protester contre "la remise en cause d'un accord sur le prix des transports et le nombre de camions affectés à la livraison du béton pour le chantier de la nouvelle route du littoral". Selon les syndicats, 22 camions pourraient être supprimés sur une flotte de 57 véhicules, soit 22 emplois. Aucun rendez-vous entre syndicats et direction n'est prévu pour l'instant.
Actuellement, les centrales de Saint-Pierre, Bras-Panon, Saint-Denis et Saint-Paul sont paralysées. Les transporteurs se sont rassemblés ce matin sur le site de Cambaie à Saint-Paul, qui alimente principalement le chantier de la nouvelle route du littoral.
"Nous sommes en grève depuis hier à cause du non-respect du protocole signé en préfecture avec Holcim, résume Roger Narayanin de la FNTR . La direction dit qu'elle ne pourra pas payer le minimum garanti, qui est de 7 000 euros, et qu'il faut supprimer 22 camions pour maintenir l'activité. Pour nous c'est inacceptable, ce sont 22 pères de famille qui vont se retrouver au chômage".
"Le problème, c'est que depuis hier, nous espérons que le dialogue soit renoué avec la direction, mais nous n'avons de discussions que par médias interposés", regrette Pierrick Robert, vice-président de la FNTR. Nous considérons Holcim comme un partenaire et nous voulons reprendre le boulot le plus rapidement possible, mais aujourd'hui, nous ne savons pas à quelle sauce nous serons mangés".
Pour l'heure, aucune réunion de négociation n'est prévue avec la direction d'Holcim.
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