Tribunal correctionnel : une jeune femme condamnée à 3 mois de prison avec sursis pour vente de produits contrefaits

  • Publié le 10 juin 2026 à 02:58
  • Actualisé le 10 juin 2026 à 08:19
tribunal de Champ Fleuri

Le tribunal correctionnel de Saint-Denis a jugé ce mardi 9 juin 2026 une Portoise de 35 ans pour avoir vendu des produits de grandes marques contrefaits. Elle a été condamnée à 3 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende. C'est lors d'une enquête portant sur un trafic de drogue que cette affaire de contrefaçons a été mise au jour par les enquêteurs (Photo d'illustration Richard Bouhet / www.imazpress.com)

Tout commence en décembre 2025 par une livraison pour le moins surprenante. Une habitante de La Possession reçoit un colis contenant un faux sac de marque Louis Vuitton. En fouillant l'accessoire, elle découvre plusieurs comprimés de drogue et décide de se rendre à la gendarmerie. 

Une première enquête est alors ouverte et permet l'interpellation d'un jeune homme. Celui-ci a été jugé par le tribunal correctionnel en février dernier. Mais les investigations ne s'arrêtent pas là. Intrigués par l'origine du faux sac, les enquêteurs poursuivent leurs recherches et remontent rapidement jusqu'à la demi-sœur du trafiquant présumé.

- De la contrefaçon achetée en région parisienne -

Interpellée puis placée en garde à vue, Murielle A., une Portoise de 35 ans, reconnaît les faits. Elle explique aux enquêteurs qu'elle se procure des sacs, baskets, tee-shirts et autres articles contrefaits sur les marchés de la région parisienne avant de les expédier à La Réunion en réalisant une marge pouvant atteindre deux à trois fois le prix d'achat. Elle admet également avoir effectué plusieurs voyages dans l'Hexagone pour s'approvisionner en marchandises contrefaites.

Absente à l'audience, la prévenue n'a pas pu répondre aux questions du président Molia.

- 3 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende requis -

"Ce sont des liens intéressants entre différents trafics", souligne la procureure Léa Filippi. "C'est à l'occasion d'une affaire de stupéfiants que ce trafic a été mis au jour. Elle utilise des méthodes similaires à celles des trafiquants de drogue", observe la magistrate.

Relevant que la prévenue est diplômée et "gagne bien sa vie", la procureure estime qu'elle a agi "uniquement par appât du gain". "Il faut lui adresser un avertissement fort", conclut-elle, avant de requérir trois mois de prison avec sursis ainsi qu'une amende de 5.000 euros.

"Dès son interpellation, elle a pleinement collaboré avec les enquêteurs. Il ne faut pas avoir fait de longues études pour comprendre que ce type de produits se revend beaucoup plus cher à La Réunion qu'en métropole. Elle a toujours reconnu les faits", plaide Me Chantal Laguerre.

L'avocate demande au tribunal de faire preuve de clémence en prononçant une peine plus modérée. Elle sollicite également la non-inscription de la condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire, sa cliente étant appelée à travailler prochainement pour la Commission européenne.

Murielle A. a été condamnée à 3 mois avec sursis et 5.000 euros d'amende.

www.imazpress.com / [email protected]

guest
0 Commentaires