Avec un taux de violences conjugales parmi les plus élevés de France, La Réunion fait face à une urgence sociale majeure. Pour y répondre, l’Observatoire réunionnais des violences faites aux femmes (ORViFF) multiplie les initiatives : nouveaux outils de suivi, accompagnement renforcé des victimes et première revue scientifique locale dédiée à cette problématique (Photo rb/www.imazpress.com).
Avec plus de 4.500 victimes recensées en 2024 par les forces de l’ordre, le département se place au deuxième rang national en matière de violences conjugales, juste derrière le Pas-de-Calais. Face à cette réalité, l’Observatoire Réunionnais des Violences Faites aux Femmes (ORViFF) renforce son action avec de nouveaux outils d’analyse, un dispositif innovant d’accompagnement et une revue scientifique inédite.
- Des chiffres alarmants et une réalité persistante -
Les violences conjugales restent un fléau sur l’île. En 2024, 3 359 affaires ont été enregistrées par les tribunaux de Saint-Denis et Saint-Pierre, représentant 81 % des violences intrafamiliales traitées. Les forces de l’ordre ont accueilli 4 501 victimes, dont 84 % de femmes. Cela équivaut à plus de 12 signalements par jour. Avec un taux de 14,6 pour mille habitants, La Réunion est l’un des départements les plus touchés du pays.
Le nombre de victimes reçues par les structures associatives reste également élevé : 2 271 personnes ont été accompagnées par le LEAO et les accueils de jour, dont 2 195 femmes.
- Le Pack Nouveau Départ : un accompagnement sur mesure -
Pour répondre à l’urgence et à la complexité croissante des situations, un dispositif expérimental baptisé "Pack Nouveau Départ" est en cours de déploiement dans le Sud et l’Est de l’île. Il vise à lever les freins psychologiques, financiers et administratifs qui empêchent les victimes de quitter définitivement leur conjoint violent. Un acteur coordinateur est désigné pour simplifier les démarches et centraliser l'accompagnement.
Une communauté de professionnels engagés est mobilisée autour de ce projet, avec des sessions de sensibilisation organisées pour mieux détecter et prendre en charge les victimes. Le lancement officiel de cette communauté a eu lieu en avril 2025 à La Réunion.
- Une nouvelle revue scientifique pour éclairer les pratiques -
Dans une volonté de mieux comprendre et de professionnaliser les réponses apportées, l’ORViFF lance également sa première revue scientifique, consacrée à l’analyse pluridisciplinaire des violences conjugales. Coécrite avec des juristes, psychologues, médecins légistes et chercheurs, cette revue veut devenir un outil stratégique pour les acteurs de terrain.
En parallèle, un séminaire inédit a été consacré aux auteurs de violences, avec un focus sur le projet NHAVIR, un hébergement spécifique pour les auteurs sous main de justice, alliant sanction, soin et accompagnement social. Une démarche innovante qui souligne l’importance d’une réponse globale et coordonnée, autant pour protéger les victimes que pour prévenir les récidives.
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Il y a déjà beaucoup de choses qui existent pour tenter de faire reculer les violences encore faudrait il appliquer. Si les femmes étaient accueillies et traitées comme des victimes dans les commissariats, si le auteurs étaient reconnus réellement comme des auteurs de violences , si les plaintes n'étaient pas aussi souvent classées sans suite, si les preuves étaient réellement prises en compte si les plaintes n'étaient pas classer par ordre de gravité..... SI LES PEINES PREVUES PAR LE CODE PENAL ETAIENT REELLEMENT APPLIQUEES dès la première plainte les violences diminueraient peut être. Mais non! on préfère analyser comprendre prendre en charge les auteurs et laisser les femmes se faire démolir psychologiquement et physiquement jusqu'à ce que mort s'en suivent et c'est seulement à ce moment là que la justice se réveille.
Aujourd'hui même les avocats de ces femmes qui prennent leur courage à deux mains pour aller les encouragent à se contenter d' un arrangement (toujours en faveur de l agresseur) parce que selon eux la bataille est perdue d'avance, la victime a plus à perdre que l'agresseur.
Alors pardon! vos séminaires, table rondes, vos observatoires.... sont autant de de parapluies derrière lesquels vous vous abritez en attendant que la tempête se calme.
Toute plainte pour violences conjugales avec preuves à l'appui, qu elle soit physique sexuelle ou psychologique devrait au minimum être sanctionné d'un rappel à la loi, d'un avertissement notifié et d un stage sur les violences conjugales puisque la loi le prévoit.
Au lieu de çà les auteurs bénéficient de l'indulgence de première plainte, du coup de colère de preuves insuffisantes si la femme de portent pas de traces physiques flagrantes et la plainte est classée sans suite.
Voilà la vérité du terrain.
« Outil d’analyse,séminaire…» du bla-bla rien de concret pour les victimes mais qui permet aux politiques de dire qu’ils s’occupent de la problématique parce qu’ils ont mis x euros sur le sujet