La Saline : Planch’Alizé refuse de fermer, le préfet saisit le tribunal administratif

  • Publié le 2 novembre 2026 à 19:31
Planch Alizé plage novembre 2026

(Actualisé) Ce lundi 2 novembre 2026, et alors que l'établissement Planch'Alizé situé à la Saline continue ses activités malgré l'arrêté de fermeture, le préfet de La Réunion a annoncé saisir le tribunal administratif afin d’obtenir la condamnation du contrevenant. Les équipes de la DEAL ont en effet constaté ce lundi que le restaurant était bien ouvert. En l’absence de démontage, les services de l’État ont décidé d'engager des poursuites administratives et juridictionnelles visant à libérer le domaine public maritime (DPM) (Photos : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

À l’issue du délai de six mois accordé à l’exploitant du restaurant Planch’Alizé pour procéder au démontage de son établissement, les agents de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) se sont rendus sur site afin de matérialiser l’occupation illégale du domaine public maritime. 

Ils ont constaté que le démontage n’avait pas été effectué.

Pour rappel, l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public maritime de Planch'Alizé a expiré en 2018 et n'a pas été renouvelée.

Si la municipalité de Saint-Paul a, le 8 septembre 2022, accepté la poursuite de l'activité jusqu'à la livraison d'une nouvelle rondavelle, alors envisagée pour 2025, en 2026, le préfet met en demeure l'exploitant de cesser son occupation, de démolir ses installations et de remettre la parcelle en état.

Le 31 octobre 2026 constituait donc la date limite fixée par le préfet de La Réunion pour que l’établissement installé sur la plage de La Saline-les-Bains, procède à la démolition du bâti et remette la plage en état.

Lire aussi - La Saline : le restaurant Planch'Alizé a six mois pour quitter les lieux

- Le préfet de La Réunion annonce saisir le tribunal administratif -

"Soucieux que l’atteinte au domaine public cesse sans attendre l’issue d’une procédure au fond, dont la durée peut être de plusieurs mois", le préfet de La Réunion a décidé d’engager sans délai une procédure de référé devant le tribunal administratif afin d’obtenir l’évacuation du site.

Un procès-verbal de contravention de grande voirie est également en cours de rédaction. "Conformément aux dispositions du Code général de la propriété des personnes publiques, il sera notifié sous les plus brefs délais au contrevenant, avec l’appui d’un officier de police judiciaire", indique la préfecture.

Le contrevenant encourt une amende pouvant atteindre 12.000 euros, ainsi que la remise en état complète des lieux. Le juge pourra en outre fixer une astreinte financière journalière, destinée à contraindre l’occupant à libérer le domaine public sans délai.

L’État rappelle que "le domaine public maritime appartient à tous et que la sécurité des personnes ne saurait être compromise dans une zone exposée aux aléas naturels. Le préfet reste pleinement mobilisé pour garantir le respect de la règle, avec la même fermeté et la même constance, jusqu’à la remise en état complète du site".

- Le directeur ne compte pas fermer son établissement -

De son côté, la direction de l'établissement entend bien rester ouverte. 

"Nous restons ouverts en novembre et les mois suivants, avec notamment un groupe local en concert pour les festivités du 20 décembre. Nous savons que cela nous expose à une possible amende si l’État engage une procédure. Nous en avons pleinement conscience et faisons ce choix pour préserver nos emplois et l’écosystème touristique", argumente le directeur de l'établissement.

Dans un communiqué envoyé à la presse, le SOS DMP 974 demande l'application effective de la décision préfectorale.

- Un projet de rondavelle toujours dans les cartons de la municipalité de Saint-Paul -

Le 29 octobre, lors du conseil municipal, le maire de Saint-Paul rappelle que la procédure de libération relève de l'État.

Dans le même temps, il indique que le projet municipal de nouvelle rondavelle est prêt et reste conditionné à la libération du site.

Le SOS DPM 974 reste contre une "nouvelle bétonisation". "Notre littoral n'a pas vocation à accueillir toujours plus de bâtiments, de commerces et d'équipements. Il est temps de préserver les espaces naturels qui subsistent, plutôt que de les artificialiser davantage."

La direction de l'établissement se dit elle, prête à participer au projet communal de rondavelle "Les Mouettes", conformément au plan de prévention des risques littoraux de 2018.

Lire aussi - Le bord de mer suffoque (parfois) sous les constructions

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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20 Commentaires
Missouk
Missouk
2 heures

Une belle amende par jour d'occupation illégale, puis on rase! Après tout, le littoral ne leur appartient pas !

Y rase case
Y rase case
5 heures

La semaine derniere y rase caze domoune..Et aujourd'hui ce qui appartient au millionniare on ne rase pas ?

44 que ça dure
44 que ça dure
6 heures

2026 - 1982 = 44 ans que ça dure.

Thb
Thb
6 heures

Qu'ils se remettent à louer des planches à voiles.....

La caze domoune y rase
La caze domoune y rase
6 heures

La caze domoune y rase. Et la ?

5000 euros par jours
5000 euros par jours
7 heures

Sanctionner de 5000 euros par jours pour commencer.

Travail au noir
Travail au noir
7 heures

Hum hum

Protegeons notre ile
Protegeons notre ile
7 heures

Protegeons notre ile du chiffre d'affaires et des bénéfices.
La loi littorale doit etre appliquée.

Zordan
Zordan
7 heures

Si c'est un ti citoyen y passe bulldozer, quand C accapareur
Y fait pas rien
La Justice lé pas la ?

Depuis 1982 zot ventre lé plein
Depuis 1982 zot ventre lé plein
7 heures

Le restaurant occupe le domaine public maritime de la Saline depuis 1982. Cependant, depuis le 30 juin 2018, la SARL Planch'Alizé est officiellement considérée comme occupante sans titre.

Kan y donne un pied ...
Kan y donne un pied ...
7 heures

Empiètement non autorisé : La surface occupée sur la plage publique est passée illégalement de 700 m² à plus de 1 600 m² au fil des années.

Respect des règles c'est tout..

Occupation illégale
Occupation illégale
7 heures

Occupation illégale de la plage : L'État rappelle que l'établissement occupe le Domaine Public Maritime (DPM) sans titre d'autorisation (AOT) valide depuis 2018. La loi Littoral protège ces espaces sableux fragiles contre l'appropriation commerciale privée.

Legal
Legal
8 heures

Ne fermez pas Tenez bon
Les décideurs ne créent pas d'emploi
DEAL, contrôle, ferme, sabs pitié
Ils ne savent pas ce que c'est que de perdre un emploi

Et le respect des règles
Et le respect des règles
7 heures

Et le respect des règles ?
C'est pour les autres ?

Lectrice
Lectrice
8 heures

De tout coeur avec Planch'Alizé !

La plage doit être libre
La plage doit être libre
8 heures

Vous aimez les plages privatisees ?

Bénéfices en millions
Bénéfices en millions
9 heures

On en parle des bénéfices en millions ?

Il faut raser
Il faut raser
10 heures

Faire appel au budozer et les forces de l'ordre.

Évidement
Évidement
8 heures

Ben ouais, justement, messieurs de la préfecture ils sont où les bulldozers ?

Pour rappel : " .... l’État poursuivra son action afin de faire respecter les décisions de justice, protéger durablement les personnes et préserver les espaces naturels du territoire...."

Il y aurait-il une justice à plusieurs vitesses dans notre beau pays ? Ben évidement que non !!!

Après, moi ce que j'en dis quand même, c'est qu'il ne faut pas pleurer si les mecs se barrent à Maurice ou ailleurs pour se foutre les pieds en éventail.
C'est sûr que, face au monde, toutes nos règles, qui sont pas connes dans l'absolu mais totalement dans la pratique, ça va changer la direction dans laquelle on va 🤣🤣🤣😭😭😭🤯🤯🤯🤯

achtung
achtung
8 heures

et de raser toutes les maisons en 1ere ligne ?