Un débat est organisé ce samedi à Saint-Denis

La vaccination obligatoire pose question

  • PubliĂ© le 21 novembre 2017 Ă  02:58
  • ActualisĂ© le 21 novembre 2017 Ă  09:06
Vaccins

L'association Med'Océan organise ce samedi 25 novembre 2017 au théatre Canter de l'Université de Saint-Denis un débat sur la vaccination obligatoire. Votée fin octobre, la loi prévoit que 11 vaccins au lieu de trois seront désormais obligatoires à partir du 1er janvier 2018. Plusieurs membres de Med'Ocean appellent à la réflexion.

À moins de deux mois de l'entrĂ©e en vigueur de l'Ă©largissement de l'obligation vaccinale, les mĂ©decins veulent faire rĂ©agir. C'est le cas de l'association Med'Ocean qui invite tous les publics Ă  venir dĂ©battre sur l'efficacitĂ© du dispositif menĂ© par la ministre de la SantĂ©, AgnĂšs Buzyn. "Nous ne sommes pas des anti-vaccins" prĂ©vient le Philippe de Chazournes, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste et prĂ©sident de Med'OcĂ©an, "mais on peut avoir des critiques". Le docteur Pelerin, mĂ©decin au Port, confie "ne pas avoir de certitudes, mais beaucoup de suspicions".

L'association met d'abord en cause la méthode du gouvernement : "contraindre plutÎt que responsabiliser et éduquer la population" rapporte la magistrate Danielle Braud. Le Dr De Chazournes complÚte : "redonner confiance aux familles, en les obligeant à vacciner leurs enfants c'est la pire des solutions" lance-t-il. Il l'affirme : "si je devais mettre une note pédagogique sur 20, elle serait en dessous de 0" :

Le président de l'association confirme "qu'il n'y aura plus de sanctions pénales pour les parents, mais que les enfants seront plus durement touchés". Sans les vaccins, les enfants nés dÚs le 1er janvier 2018, "ne pourront plus aller à l'école, à la crÚche, en colonie de vacances
 C'est pire qu'une sanction" somme Philippe de Chazournes.

Pour lui, les arguments présentés au Sénat pour l'adoption de l'article 34 du projet de loi de financement de la sécurité sociale "ont été pitoyables sur les effets indésirables des vaccins". Il salue le courage de la sénatrice communiste Laurence Cohen, qui a déposé, en vain, un amendement de suppression de cet article.

- "Pas un débat franco-français" -

Les membres de l'association ne comprennent pas "pourquoi les autoritĂ©s publiques continuent Ă  dire et faire dire qu'il s'agit lĂ  d'un dĂ©bat franco-français, alors qu'il existe dans de trĂšs nombreux pays ?". Le Dr Bourgeon revient sur le cas de la SuĂšde et de l'Allemagne qui "ont refusĂ© cette obligation", et qui auraient "bien des leçons Ă  donner en termes de libertĂ©s individuelles au pays des droits de l'homme (ndlr: la France)". Le Dr De Chazournes prend lui l'exemple de l'Italie, qui a adoptĂ© cette obligation et oĂč "les violences entre les anti et pro vaccins sont graves".

Les membres prĂ©sents ont fini en abordant le cas des lobbys pharmaceutiques. Le prĂ©sident de Med'OcĂ©an se demande "s'il ne s'agit pas ici d'abord d'un vĂ©ritable jackpot pour l'industrie pharmaceutique plutĂŽt qu'en termes d'utilitĂ© de SantĂ© Publique ?". Le Dr Bourgeon, qui s'Ă©tonne lui "qu'aucun test ne soit rĂ©alisĂ© avant la commercialisation d'un vaccin – comme cela est fait pour les mĂ©dicaments en quatre Ă©tapes -, si ce n'est par les laboratoires eux-mĂȘmes". Pour lui : "nous sommes dĂ©sormais pieds et poings liĂ©s avec les laboratoires".

hf/www.ipreunion.com

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