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L'Astrolabe : en mission de soutien et de sauvegarde de l'Antarctique

  • PubliĂ© le 29 juillet 2022 Ă  10:17
  • ActualisĂ© le 29 juillet 2022 Ă  10:21
Astrolab

Jeudi 28 juillet 2022, Sophie Brocas, directrice générale des outre-mer, accompagnée d'Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur pour les pÎles et les enjeux maritimes ont visité l'Astrolabe, le navire brise-glace français à la Pointe des Galets au Port Ouest. Avec ses 70 mÚtres de long pour 16 mÚtres de large, le patrouilleur polaire pÚse 4200 tonnes et est capable de briser jusqu'à 70 centimÚtres d'épaisseur de glace. Rattaché au port de la Pointe des Galets, le brise-glace a pour principales missions de ravitailler la base scientifique Dumont-d'Urville de la terre Adélie en Antarctique, à la fois en vivres et en matériels scientifiques mais aussi de surveiller les espaces maritimes des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) dans la zone sud de l'Océan Indien. (Photo photo imazpress )

Ouverte depuis 1956, la base de Dumont-d'Urville, porte le nom du premier français à avoir posé le pied en Antarctique : Jules Dumont-d'Urville. Sur cette base, des recherches sur la biodiversité sous-marine sont menées ainsi que des études sur la calotte glaciaire et l'atmosphÚre.

"Nous nous rendons à Dumont-d'Urville en été austral, indique Tanneguy, capitaine de frégate et commandant en second de l'Astrolabe. En cette saison, il est plus facile de briser la banquise qui a légÚrement débùclé, cela nous permet de nous rapprocher de la base de recherches", ajoute-t-il.

Lorsque l'Astrolabe prend la mer, ce sont 22 marins volontaires qui quittent la terre ferme avec lui. "Le navire basĂ© Ă  La RĂ©union partira Ă  la mi-octobre, direction Hobart en Australie oĂč l'on rĂ©cupĂšrera le matĂ©riel et les scientifiques qui iront Ă  la base Dumont-d'Urville", explique Tanneguy. "Il nous faudra environ une semaine pour arriver en Antarctique".

"Il y aura cinq rotations entre le port de Hobart, la base scientifique et retour au port de Hobart durant la saison, précise-t-il. "Au dernier aller-retour, le bateau prendra la route direction La Réunion, à la fin mars 2023."

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Valentin Munier, 24 ans, quartier-maĂźtre de premiĂšre classe et manƓuvrier, a choisi d'aller sur l'Astrolabe "pour le goĂ»t de l'aventure" depuis deux ans dĂ©jĂ . "Il n'y a pas de mot, les paysages sont exceptionnels et uniques", confie-t-il. "Le plus drĂŽle c'est vraiment les pingouins, raconte le jeune marin. "Ils nous suivent".

Le premier maĂźtre Patrice Dijoux, 41 ans, rĂ©unionnais embarquĂ© depuis un an sur le patrouilleur des glaces fait part de ses impressions : "En tant que manƓuvrier on travaille beaucoup dehors donc il fait froid mais c'est une trĂšs belle expĂ©rience". Il ajoute : "C'est assez rude, la mer bouge beaucoup mais le bateau est neuf. On y est bien en terme de confort".

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- Prendre en compte les enjeux maritimes -

Présente lors de la visite, Sophie Brocas, directrice générale des outre-mer, a tenu a félicité "cette école de grand courage et de ténacité qui permet aux scientifiques de faire progresser la connaissance mondiale sur le phénomÚne menaçant du réchauffement climatique et qui permet à la France de tenir son rÎle de grande puissance polaire".

InterrogĂ©e pour l'occasion sur sa visite Ă  La RĂ©union, cette derniĂšre s'est dite satisfaite du dialogue mis en place avec les financeurs publics, les responsables publics de la pĂȘches, les diplomates mais aussi Huguette Bello pour "Ă©voquer les enjeux de l'OcĂ©an Indien, du devenir de la pĂȘche et de l'Ă©conomie bleue".

"Nous sommes ressortis de nos Ă©changes avec dix engagements tels que le renouvellement de l'Ă©cole bleue outre-mer mais aussi des solutions Ă  proposer Ă  la commission europĂ©enne pour la modernisation des flottes de pĂȘche avant le 15 septembre", a-t-elle conclu.

mp/www.ipreunion.com / [email protected]

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