Dans un communiqué, le collectif AAMAR (Agir pour l'abolition des monopoles abusifs à La Réunion), se félicite "de la place occupée par la problématique du prix des carburants" dans le débat qui a opposé, ce mercredi 2 mai 2012, Nicolas Sarkozy à François Hollande. Par ailleurs, le collectif déplore "la position affirmée de manière renouvelée par le chef de l'Etat, consistant à refuser l'examen et le traitement au fond d'un problème qui pèse si lourdement sur les dépenses des ménages, et plus durement encore sur les plus modestes".
Pour l'AAMAR, "en affirmant l'impossibilité d'agir sur les prix, sous prétexte d'une hausse inéluctable du coût des matières pétrolières, Nicolas Sarkozy oppose artificiellement la revendication d'un prix juste et la nécessité de développer les énergies alternatives". "Ce faisant, il prend encore une fois la défense des compagnies pétrolières dont les profits ne cessent d'augmenter, aux dépens des consommateurs et des opérateurs économiques", poursuit le collectif.Une position, qui selon l'AAMAR, "apportée à la situation réunionnaise, montre toute son incohérence, puisque c'est à l'initiative du pouvoir exécutif qu'ont été supprimés les projets de transport ferroviaire et le développement d'énergies alternatives".
Par ailleurs, le collectif "salue les propositions de bon sens et de progrès énoncées par François Hollande et appuie la volonté dont témoigne ce dernier de mettre faire la lumière sur la formation des prix et de mettre à contribution les intérêts pétroliers".
Enfin, dans l'attente de mesures concrètes, l'AAMAR réitère sa demande auprès des autorités, d'un gel du prix des carburants et de la bouteille de gaz à La Réunion, jusqu'à la réalisation de ces objectifs de transparence et de justice sociale.
