Frauder au baccalauréat peut coûter cher. Et à quelques jours de la première épreuve, le gouvernement français a présenté, ce mercredi 13 juin 2012, une batterie de mesures afin d'empêcher toute tentative de tricherie. L'objectif : éviter la répétition de fuites qui avaient entaché la session du baccalauréat 2011.
La guerre aux tricheurs au baccalauréat est déclarée. Au cours d'une conférence de presse ce mercredi, le directeur général de l'enseignement scolaire du ministère de l'Education Jean-Michel Blanquet a ainsi déclaré que "des outils de détection des téléphones portables et autres appareils de transmission seront mis en place dans quelques endroits, de façon aléatoire et confidentielle". Des détecteurs capables de repérer les ondes émises par les téléphones dans un périmètre de 10 à 20 mètres, dont le nombre et ni le coût n'ont été précisés. Par ailleurs, il n'est pas question de brouiller les ondes, ce qui est interdit par la loi.Autres mesures : un texte précisant les conditions de sortie des salles d'examen et rappelant les sanctions encourues en cas de fraude sera également lu ou affiché dans les salles d'examen, tandis qu'Internet sera au c?ur de toutes les attentions afin de repérer les corrections de sujets. Ce qui permettra ainsi aux enseignants d'engager une procédure pour fraude dès qu'ils estimeront que certaines copies ressemblent trop à ces modèles. Des commissions académiques disciplinaires ont également été créées pour traiter plus rapidement les suspicions de fraudes.
Pour rappel, en 2011, un exercice de l'épreuve de mathématiques destiné aux élèves de terminale S avait été dévoilé par un internaute sur un forum. Les lycéens mis en cause avaient été relaxés par la commission disciplinaire.
À noter qu'en cas de flagrant délit, l'élève fraudeur peut risquer jusqu'à 5 années d'interdiction de passer un examen.
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