Le Palaxa, scène mythique de la Réunion, a fait sa première rentrée ce mercredi 9 septembre 2015 sous l'égide de la Cité des Arts, dont les bâtiments sont déjà bien implantés dans le paysage urbain. À quoi faut-il s'attendre pour ce nouveau centre culturel ?
De la Cité des Arts, il n’y aura aucun mot prononcé, si ce n’est qu’on a "hâte de l’ouverture prochaine" - dont la date n’est toujours pas communiquée - de ce lieu "artistique et symbolique".
Le projecteur est donc mis sur le Palaxa, qui malgré le changement de structure, garde toujours le même objectif : une programmation éclectique. Des univers variés tant dans le style que dans les pays et les régions représentées. Ainsi, pour cette rentrée 2015, le Palaxa propose deux soirées : "Fréquence Péi", vendredi 11 septembre et "Electro Live", samedi 12 septembre.
Quand les premiers utilisent des instruments traditionnels pour faire s’enchevêtrer le Séga et le Maloya au rythme du Saleg et du Reggae, les seconds eux utilisent sur scène des "samples" et "travaillent sur des machines". Et les disparités se rencontrent aussi dans les envies. Si Bèf Séga veut rendre hommage à Alain Peters, avec deux compositions créées pour l’occasion, pour Psychorigid, "Waro ou Peters c’est fini". D’un côté, le collectif insiste sur la transmission de "l’héritage musical", de l’autre le DJ revendique "un son binaire, simple, pour faire danser sur Drake ou Rihanna". On ne saurait faire plus éclectique.
Mais le grand événement de cette rentrée du Palaxa reste la venue du groupe Sud-Africain, Skip&Die, avec leur nouvel album "Cosmic Serpent". Pour l’anecdote, les cinq compères avaient déjà foulé le sol de l’île, il y a deux ans. Ils avaient alors rencontré Lindigo, artiste local, que l’on retrouve en featuring sur la chanson "Magic Maloya", et qui fera très certainement une apparition sur scène aux côtés du quatuor.
Il faut citer également la présence, ce week-end, de Grind, Kaloubadya, Tibwa, ou encore Do Moon, qui annonce des "surprises", en se faisant réconcilier "les tracks pré-enregistrées" et les instruments traditionnels. Sur le papier, tous les publics se retrouvent dans cette programmation qui, comme l’a promis le Palaxa est très éclectique. Le rendez-vous est donné dans ce "nouveau lieu de création et de partage".
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