La commission européenne a validé le 23 février dernier les modifications proposées par la France au POSEI (programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité). Il s'agit d'un programme européen d'aides spécifiques à l'agriculture, doté de 278 millions d'euros de crédits communautaires. Ce programme regroupe l'ensemble des aides du premier pilier de la PAC (Politique agricole commune) pour l'outre-mer, c'est-à -dire les aides directes aux producteurs et à leurs filières, et des mesures de soutien à l'approvisionnement permettant de compenser les surcoûts liés à l'éloignement de la métropole.
A La Réunion, le POSEI a représenté en 2009 une aide d'un montant de 86 millions d'euros, au profit des planteurs, des industries sucrières, des éleveurs, des provendiers, des producteurs de fruits et légumes, des industries agroalimentaires, des filières traditionnelles de plantes aromatiques et à parfum, et des interprofessions.Le programme POSEI peut être révisé chaque année, et ses modifications sont approuvées par la Commission après consultation des Etats-membres. Cette année, la révision du POSEI revêtait une importance particulière, suite au comité interministériel de l'outre-mer (CIOM) du 6 novembre 2009 qui a doté ce programme d'un budget national complémentaire de 40 millions d'euros par an.
Ces crédits supplémentaires permettent de financer le développement des filières de productions animales et végétales, hors canne à sucre et banane, destinées en priorité à couvrir les besoins du marché local de produits frais et transformés, et le cas échéant de l'exportation.
A La Réunion, des actions nouvelles ont ainsi été inscrites dans le cadre de la révision du POSEI : Le projet DEFI des interprofessions des filières animales, qui vise à accroître de 10% en 10 ans la part de la production locale sur le marché local, des aides spécifiques aux filières caprine et apicole, la structuration des filières végétales de diversification, en marche vers une interprofession, le conditionnement des fruits et légumes et la commercialisation des fruits et légumes bio, et la fabrication de produits élaborés à partir de la vanille noire et de produits élaborés à partir de plantes médicinales et aromatiques.
"Le soutien au projet de l'interprofession de la pêche et de l'aquaculture ARIPA fera l'objet d'un examen séparé par la Commission dans le cadre de la procédure dite des "aides d'Etat". Le Gouvernement vient de notifier cette nouvelle aide à la Commission et tout est mis en oeuvre pour que celle-ci soit aussi approuvée dans les meilleurs délais", indique la préfecture.
