Un rassemblement a été organisé ce mardi 3 février 2015 devant le rectorat de l'académie de La Réunion. A l'appel de la FSU, plusieurs dizaines de militants se sont mobilisés pour demander à l'éducation nationale davantage de moyens. Le syndicat mené par Marie-Hélène Dor sera reçu dans le courant de l'après-midi par le recteur. Interrogée par RTL Réunion, la secrétaire départementale de l'organisation explique les enjeux de cette journée.
Quel est le but de votre mobilisation ce mardi ?
C'est une action nationale à l'initiative de la FSU à propos de trois questions centrales : les salaires, la formation et les conditions de travail. Cela paraît vaste, mais c'est fondamental. Les salaires sont gelés depuis 5 ans, la revalorisation s'impose d'urgence. Les conditions de travail se sont considérablement dégradées ces derniers temps. Aucune mesure sérieuse n'a été prise
Pourtant, on parle de plus en plus du rôle de l'éducation nationale...
Depuis les attentats de Paris, il y a une vraie focalisation sur l'éducation nationale. Oui, on reconnaît à l'école sa place centrale dans la société, sauf que pour réaliser les objectifs fixés aujourd'hui, il faut des moyens que nous n'avons pas aujourd'hui. On nous demande de véhiculer les valeurs de la République. Mais avec quelle formation ? Nous n'en avons jamais reçue sur ce sujet. C'est la conscience personnelle de chacun qui travaille, mais cela ne suffit pas.
Les rythmes scolaires sont-ils également dans votre viseur ?
Nous avons une immense déception, nous attendions beaucoup plus de ce gouvernement. La réforme des rythmes scolaires a eu beaucoup de conséquences. Pour faire le périscolaire, les collectivités ont dû recruter dans le personnel du personnel dont on ne connaît pas très bien leurs compétences. Il aurait fallu moins se précipiter pour cette réforme et organiser des formations pointues, ça n'a pas été fait.
Le gouvernement lance une campagne de recrutement dans l'éducation nationale, mais en a-t-elle vraiment les moyens ?
C'est tout le débat. Pendant des années, on a supprimé des tas de postes. Puis, il y a deux ans, on nous a annoncé que le gouvernement allait mettre un coup d'arrêt à ces suppressions et qu'il allait y avoir un abondement. Mais ce n'est que la compensation des postes perdus. A La Réunion, avant même cette longue attaque contre les postes, nous demandions déjà un rattrapage des postes. Cette campagne va peut-être compenser les pertes, mais pas le retard pris depuis des années.
Ce mardi, il y a peu de monde devant le rectorat…
Je comprends cette faible mobilisation. Notre difficulté, c'est que nous rentrons plus tard. Nous avons eu une semaine pour mobiliser. Mais je tiens à saluer la présence des militants.
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