[VIDÉOS] Blanchiment prĂ©sumĂ© d'argent - DĂ©mission du ministre de la Justice

Maurice : trois journalistes mauriciens entendus par la police

  • PubliĂ© le 25 septembre 2017 Ă  15:42
  • ActualisĂ© le 25 septembre 2017 Ă  15:52
Nad Sivaramen, directeur des Publications de La Sentinelle, les journaliste Axcel Chenney et Yasin Denmamode.

Les journalistes de l'Express Axcel Chenney, Yasin Denmamode et Nad Sivaramen, le directeur de publication arrivaient aux Casernes centrales (le QG de la police mauricienne) ce lundi 25 septembre 2017, peu avant 15 heures avec leurs avocats afin d'ĂȘtre entendus. La direction de leur groupe La Sentinelle et plusieurs autres confrĂšres, prĂ©sents en nombre, tĂ©moignent de leur solidaritĂ© et souhaitent dĂ©fendre la libertĂ© de la presse. Les auditions se dĂ©roulent suite aux rĂ©vĂ©lations liĂ©es au scandale du Yerrigadoogate. Du nom du Ravi Yerrigadoo, le ministre de la Justice. Il dĂ©missionnait le 14 septembre aprĂšs une scandale prĂ©sumĂ© de blanchiment d'argent. (Photo et vidĂ©os L'Express)

 

Mais le dĂ©nonciateur, Husein Abdoll Rahim revenait sur ces dĂ©clarations, accusant le mĂ©dia d’avoir initiĂ© un complot afin de faire tomber Monsieur Yerrigadoo. Ce lundi matin Ă  4h50, les forces de l’ordre se dĂ©ployaient afin de les arrĂȘter. Aucun d’entre eux ne se trouvait Ă  leur domicile malgrĂ© des mandats de perquisition. Des messages de soutien affluent d'ailleurs avec le lancement du hasthtag fightfortruth. L’affaire créée un vif Ă©moi dans l’üle sƓur. Y compris au sein des rĂ©dactions concurrentes qui se mobilisent.   DĂ©couvrez la vidĂ©o de l’arrivĂ©e des policiers au siĂšge de La Sentinelle.

 


 

Philippe Forget, le prĂ©sident du conseil d’administration de ce groupe de presse, racontait ce que lui demandaient les enquĂȘteurs. Il dĂ©taille ses rĂ©ponses face camĂ©ra.

 

ContactĂ©e par Imaz Press Audrey Harelle, chef d’édition Ă  l'Express, rĂ©agit aux derniers dĂ©veloppements. Celle-ci sentait bien que ses confrĂšres seraient inquiĂ©tĂ©s par la police et la justice. Elle revient sur les coulisses de l’enquĂȘte journalistique dĂ©butĂ©e il y a une quinzaine de jours.

"Husein Abdool Rahim se prĂ©sentait Ă  l’Express et dĂ©nonçait des faits impliquant le ministre dans des affaires de paris, de jeux d’argent, et d’ouverture de compte Ă  l’étranger. Il apportait des preuves et a rĂ©itĂ©rĂ© ses accusations devant la Cour de Justice mais les journalistes ont commencĂ© Ă  avoir des soupçons sur son passĂ©. Jeudi dernier, sur Radio plus, il revenait sur ses dĂ©clarations et accusait les journalistes de l’avoir manipulĂ© pour porter des accusations contre Ravi Yerrigadoo", explique-t-elle.

C’est en pleine obscuritĂ© que les officiers du CCID ont dĂ©barquĂ© au domicile de Yasin Denmamode tĂŽt ce lundi 25 septembre. Munis d’un mandat de perquisition, ils ont franchi le portail puis le seuil de la maison. DĂ©couvrez les images.
 

 

La majoritĂ© au pouvoir criait alors au complot politique afin de faire tomber le gouvernement. "La Police dĂ©barquait aussi Ă  10 h 30 dans locaux de l’Express mais on ne les a pas laissĂ©s rentrer. Les  journalistes ne voulaient pas se soustraire Ă  la police.  Ils avaient bien l’intention d’aller aux Casernes. Husein Abdool Rahim faisait l’objet d’une enquĂȘte pour malversation. Nous avions des doutes sur lui mais nous avons sorti l’affaire car il apportait des preuves", ajoute-t-elle.

ts/www.ipreunion.com avec L'Express

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