Vendredi 27 juin 2025, une femme née en 1978 a été interceptée à sa descente de l'avion à l'aéroport Roland-Garros avec 6 kg de cathinone - un produit classé comme stupéfiant - dans ses bagages. Ce mercredi 2 juillet 2025, le tribunal correctionnel de Saint-Denis a renvoyé son procès au 11 août 2025. La prévenue ayant demandé un délai pour préparer sa défense (Photo : sly/www.imazpress.com)
C’est à l’aéroport Roland-Garros que l’interpellation a eu lieu, peu après l’atterrissage d’un vol en provenance de métropole, le vendredi 27 juin 2025. Les douaniers ont immédiatement suspecté la passagère, une femme âgée de 47 ans, d’agir en tant que mule. Le contrôle de ses bagages a permis de découvrir plusieurs kilos de cathinone, un produit classé comme stupéfiant et qui est utilisé afin de fabriquer des cachets d'ecstasy.
Placée en garde à vue dans les locaux du STPJ, le Service territorial de police judiciaire, la quadragénaire a été entendue pendant 96 heures, le délai maximal autorisé en matière de trafic de stupéfiants.
L'intéressée a demandé un délai pour préparer sa défense. À la barre, la mère de famille a indiqué être en longue maladie, souffrir de bipolarité et suivre un traitement régulier.
Son procès a été renvoyé au 11 août 2025. La prévenue a été placée en détention provisoire en attendant cette date.
La procureure de la République a requis son maintien en détention provisoire afin d'éviter le risque de concertation frauduleuse."Elle a communiqué des informations concernant la commanditaire", a indiqué Lucille Régin, craignant un risque de représailles. L'avocate de la mise en cause, Me Laure Marina Aservamdopoullé s'en rapporte à la sagesse du tribunal. Sa cliente encourt jusqu'à 10 ans de prison et une lourde amende douanière, le prix de ces stupéfiants étant estimé à 250 euros le gramme.
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