Le 30 juin 2026, a été lancé le projet européen "Life Overseas", cordonné par Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Il s'agit d'un programme de conservation de 15 espèces d'oiseaux menacées dans les Outre-mer. Il mobilise un réseau d'acteurs locaux autour d'actions de restauration écologique, de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, de protection des habitats et de sensibilisation. À La Réunion, ce partenariat s'établit avec la Société d'études ornithologiques de La Réunion (Seor). Dans l'île, pétrels, puffins, busard et papangues sont en danger d'extinction (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
"À La Réunion, on va travailler sur l'empoisonnement secondaire, les collisions avec les câbles ou encore la pollution lumineuse dont sont victimes les papangues, pétrels, puffins et autres oiseaux marins", explique Christian Léger, président de la Seor.
- Échanger avec les autres îles sur des problématiques communes -
L'objectif est de travailler avec l'ensemble des partenaires et des autres départements d'Outre-mer, également soumis aux mêmes problématiques.
Par exemple, en Nouvelle-Calédonie, il existe de la pollution lumineuse. "On pourra échanger avec eux sur les méthodes et les expériences pour essayer d'améliorer les choses", dit Christian Léger.
Il ajoute, ce partenariat permettra également d'alerter le national pour faire appliquer "véritablement", les lois existantes, comme l'arrêté de 2018 imposant "l'extinction des vitrines et enseignes lumineuses à partir de 1 h du matin".
- Les oiseaux marins de La Réunion en danger d'extinction -
À La Réunion, beaucoup d'oiseaux marins sont en danger d'extinction. Selon la classification de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature : 2 sont en danger critique d'extinction (Tuit-tuit et Pétrel noir de Bourbon), 2 sont en danger d'extinction (Busard de Maillard, Pétrel de Barau) ou encore le Papangue.
Pour les protéger, "le premier moyen c'est de freiner l'entrée des espèces exotiques envahissantes comme le Rossignol du Japon ou le Merle de Maurice", dit Christian Léger.
"Limiter le plus possible les oiseaux vendus en animalerie qui ne sont pas endémiques", dit le président de la Seor.
Certains, comme le martin ou le cardinal – introduit à La Réunion au 19ème – ne peuvent plus être chassés.
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- Les oiseaux exotiques et autres prédateurs ont causé la perte de nombreuses espèces à La Réunion -
Les oiseaux exotiques peuvent causer la perte de nos espèces endémiques. Pour exemple, l'intrusion du Martin a fait disparaitre la Huppe de Bourbon.
Solitaire, Talève, Sarcelle, Oie, plusieurs perroquets... Nombre d'entre eux étaient endémiques de notre île et ont donc disparu à tout jamais. En cause notamment : "la modification des habitats (fragmentation et disparition d'écosystèmes forestiers entiers) et la chasse ont profondément remanié les espaces naturels et la richesse de l'avifaune", explique la Seor.
Les premières extinctions ont débuté dès la fin du 17e siècle avec une forte intensification durant le 18ème. Les dernières espèces se sont éteintes avant 1880.
Les données scientifiques sont alarmantes. On estime ainsi que 50 à 70 % des espèces d’oiseaux françaises vivant en Outre-mer sont menacées, voire en danger d’extinction.
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Encore faut il que ceux qui gèrent le patrimoine forestier savent encore se faire respecter..!!!